FILLON :SONNE LE TOCSIN DE LA FAILLITE

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   Question : pourquoi François Fillon a-t-il déclaré, lors de sa visite en Corse, ce jour, «  Je suis à la tête d’un Etat en situation de faillite au plan financier ? » Avouez que la formule est exceptionnelle dans la bouche d’un Premier ministre ! Elle a de quoi en effet saper la confiance de nos partenaires économiques et de nos créanciers.

     Pourquoi donc le chef du gouvernement a-t-il ainsi mis les pieds dans le pas ?

     Serait-ce parce que la situation financière de l’Etat est effectivement très grave ? Elle l’est, sans aucun doute. Les chiffres sont alarmants. La croissance mondiale faiblit. La croissance française est atone. La Commission européenne annonce une croissance de 1,9% du PIB français pour 2007 contre les 2,25% escomptés. 2008 promet d’être pire : Bercy prévoit 1,4 milliards d’euros de charges de remboursement supplémentaires de la dette. La progression des crédits dédiés au financement des retraites des fonctionnaires sera de 1,5 milliards d’euros. 1,8 milliards d’euros supplémentaires seront consacrés à la Recherche et à   la Justice Si on ajoute à cela ce que coûtera à l’Etat le « paquet fiscal » voulu par le président de la République, ce sont   15 milliards que l’Etat devra trouver et qui lui feront défaut.

      Autant dire que le déficit de l’Etat se creusera un peu plus et que la dette de l’Etat dérapera un peu plus lors même qu’elle est déjà, avec le retraitement opéré dernièrement par l’INSEE, de plus de 64% du PIB.

      De quoi effectivement parler de faillite des financière de l’Etat. A ceci près que jamais un responsable de l’Exécutif, dans quelque pays que ce soit, n’use de telles formules,  conscient que pareils  propos ne peuvent qu’aggraver une situation déjà terriblement préoccupante.

      Dès lors,  pourquoi François Fillon a-t-il parlé de la sorte ?

      Je ne vois que deux hypothèses possibles. Où bien il ne maîtrise pas la communication politique … ce que j’ai du mal à imaginer.  Ou bien il a décidé de préparer les esprits à un inévitable et prochain plan de rigueur,  ce que Christine Lagarde avait déjà laissé entrevoir il y a quelques jours et qui lui avait valu les correctifs de Claude Guéant et…de François Fillon.

      Une chose paraît claire en tous les cas : pour réveiller la croissance, comme le souhaite Nicolas Sarkozy , il faut faire les réformes qu’il a annoncées. Mais pour accomplir les dites transformations il faut de l’argent. Or, les caisses de l’Etat sont vides. Comment trouver l’argent manquant sinon en décrétant un … plan de rigueur ?

      Cela va sans dire. François Fillon aurait-il estimé que cela allait mieux en commençant à le dire ?

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Mekil 24/09/2007 09:54

Reponses pertinentes de certains au sujet du paquet fiscal...je ne pense pas qu la personne riche ayant un abbatement d'impot consequent va depenser son argent a tout va.

Ayant travaille en contact avec des gens de ce niveau de vie au sein d'un cabinet comptable, je peux vous dire que la premiere chose qu'ils feront ser de placer cet argent..allez au mieux dans l'immobilier...mais là je ne vois pas comment cela crée de la croissance..et aussi dans une bvelle voiture allemande non construite chez nous...alors???

Pour la France "niet" rien du tout, juste un grand merci de la part de NS pour leurs bulletins de votes, c'est tout..Et pour qu'ils pensent a faire de meme dans 5 ans...une honte totale!!!

palloporo 24/09/2007 00:14

Analyses, commentaires er points de vue. Leur lien? Adjectifiés! Lamentable; pitoyable; navrant; écoeurant ou encore estomaquant, font partie de la litanie de ces qualificatifs les plus usités. A quoi bon aller chercher une forme dialectique quand on peut commencer un commentaire par la fin, avec un qualificatif. En zappant par ci par là sur le web à la recherche, si non d'un bon économiste, d'au moins d'un bon analyste, je n'ai trouvé que quelques journaliste dans la lignée statistitique "Séguillonienne". Point d'économiste pour me rassurer et me dire que la dette de l'Etat, chiffrée à près de 65% du PIB, faisais partie des richesses de la France. De fait, on peut dire que les journalistes divaguent et que les gens les suivent les yeux fermés.. M. Fillo, en fin stratège, entame la vente patrimoniale française, aux amis de M. Sarkozy, par la manipulation des médias et de l'opinion. Epatant! Quant à la vente, il faut dire qu'il ne reste pas grande chose à vendre. J'ai noté que: Sous les Gouvernements Balladur-Juppé, 1993 - 1997, j'ai compté 2 privatisations (Péchiney  et Usinor-Sacilor), 1 mise en bourse à 51% du capital (AGF). Sous le Gouvernement Jospin, 1997 - 2002, j'ai compté: 4 privatisations (GAN - CNP Assurances - CIC - ERAMET), 2 ouvertures au capital (Air France - Aérospatiale), 1 mise en bourse à 49% du capital (ASF). Sous les Gouvernements Raffarin - De Villepin, 2002 - 2007 ? SUEZ - GDF ?  Oui-non, non-oui ? On verra ! Quant au chiffrage de trésorerie de ces ventes, je fais appel aux bon économistes car les bon journalistes écrivent et les bonnes gens lisent.

charles 23/09/2007 16:15

Cher Francis (commentaire n°7),

 

 

 

 

J'admire les facultés de masturbation intellectuelle dont vous faites preuve pour nier les problêmes financiers de notre pays. La technique en est archi connue: on balance 2 ou 3 informations tronquées autour d'un petit fond de vérité, on accumule les mensonges par omission et le tour est joué; la désinformation peut commencer. Je pourrais citer quelques exemples de désinformation récurrents sur le net: il y a par exemple le cheminot qui essayera de faire croire qu'il est peu rémunéré en donnant son salaire de départ et en omettant de préciser que celui-ci augmente tous les ans et qu'il faut y ajouter de multiples primes qui lui font doubler ce salaire. Je pourrais aussi citer l'agent d'EDF qui souhaite prouver son "admirable" conscience professionnelle en évoquant le travail effectué en urgence la nuit après la tempête de 1999; il oublie de préciser que des salariés du privé se seraient battus pour faire ces interventions compte tenu des compensations obtenues en terme de jours supplémentaires de congé ou de primes financières.

 

 

 

 

Peu importe de savoir si la France est techniquement en situation de faillite ou pas; effectivement elle ne l'est pas au sens où elle arrive encore à financer sa dette à grand renfort d'émissions de bons du trésor. Il n'en reste pas moins qu'aucune entreprise au Monde ne pourrait présenter des comptes financiers aussi dégradés car cette entreprise aurait fait faillite depuis bien longtemps. A ce propos-là, l'une de vos réflexions m'a laissé assez dubitatif; je vous cite: "La France n'est pas en Faillite elle a beaucoup plus de richesse que de dettes ( Actif-Passif)"; de quels actifs parlez-vous donc ??! les actifs immobiliers de l'Etat sont estimés à 30 milliards d'euros; on peut y ajouter les quelques dizaines de milliards d'Euros de participations dans quelques grands groupes industriels (Safran, Thalès, EADS, Areva). Tout ceci paraît franchement négligeable à côté des 1150 milliards d'euros de dette auxquels s'ajoutent les 900 milliards d'euros d'engagements de retraite des fonctionnaires et je passe sur les multiples épées de Damoclès budgétaires non provosionnées (par exemple,je ne serais pas étonné que l'Etat mette la main à la poche pour le démantèlement de la première génération de centrales nucléaires; cela n'est provisionné nulle part dans ses comptes alors qu'il s'agit de plusieurs dizaines de milliards d'euros).

 

 

 

 

La note financière de la dette française (A+) n'a aucune signification. Tout le monde sait que les agences de notation financière sont beaucoup plus suiveuses qu'anonciatrices. Elles gardent la même note pendant une éternité et, dans le meilleur des cas, elles dégradent la note d'un seul coup deux jours avant le krach (Dans le pire des cas, il y a encore la note A+ le jour du krach). Il suffit pour vous en convaincre de regarder chez Standard & Poors, Moodys ou Fitch les notations de l'Argentine quelques mois ou même quelques semaines avant que l'Etat argentin fasse défaut. Celui qui compte sur les agences de notation financière pour lui annoncer un krach, il est plutôt mal barré... on pourrait également citer l'incapacité des agences de notation à prévoir la crise des subprimes...

 

 

 

 

La raison pour laquelle la France est menacée de faillite est simplissime; un gamin de 10 ans la comprendrait immédiatement mais il faut manifestement plus de 30 ans pour qu'un syndicaliste l'intègre dans son cerveau: nous avons tous les ans un déficit d'environ 50 milliards d'euros pour payer des dépenses de fonctionnement (et non pas des dépenses d'investissement que l'on pourrait arrêter quand on veut). Vous pouvez tourner cette réalité dans tous les sens, vous ne pourrez pas échapper à la conclusion que nous sommes sur une pente qui mène à la faillite (croyez-vous qu'il soit bien utile de débattre pour savoir si cette faillite arrivera dans 5 ans ou dans 15 ans ??!).

 

 

 

 

Alors oui, les réformes sont indispensables et urgentes, et particulièrement celles ayant pour objectif de réduire drastiquement les dépenses de l'Etat. Pendant longtemps, cela a été irresponsable de le nier; aujourd'hui, cela devient tout simplement criminel vis-à-vis de nos enfants. 

 

 

 

 

Francis 23/09/2007 09:55

Lamentable,Entendre des gens et PLS dire ou sous entendre que les propos de Fillon sont exacts est tout simplement de la désinformation.Tout bon économiste vous dira que la France n'est pas en faillite! Et que de tel propos mériteraient de passer en Haute cours de justice.Quelques éléments simples: La France n'est pas en Faillite elle a beaucoup plus de richesse que de dettes ( Actif-Passif) Ensuite ne pas confondre une situation de trésorerie et un état de faillite. La France reste encore cotée ( mais avec les propos de Fillon cela peut changer!) A+ au niveau des banques internationales. Ses emprunts quand elle en lance, s'achètent immédiatement.De tels propos, repris par les journalistes  et approuvés par quelques quidams sur le blog, démontrent que la désinformation agit bien! La finalité de tout cela n'est autre que sous l'excuse de faire rentrer ou économiser de l'argent Sarkozy et Fillon vont pouvoir brader le patrimoine public notamment quelques belles entreprises ( celles qui restent) aux profits de leurs copains, les Bouygues, Bolloré, Pinault, Arnault, Bébéar et consor... comme ils ont continués à faire avec Gaz de France, bientôt Arèva et d'autres...Sans oublier le principal paupériser d'avantage de gens.

Jeff de Burlats 23/09/2007 09:09

Les socialistes ont ouvert la voie avec Fabius et son prédécesseur dès 1983, après avoir vidé les caisses de l'Etat, amené le chômage de masse et proposé une splendide contre-attaque avec ....les TUC ( voilà du grand Fabius!!!!): VIVRE A CREDIT. Depuis, nous sommes les témoins béats de politiques qui n'ont pas les moyens de leurs objectifs, de politiques sociales qui consiste à victimiser, à infantiliser, déresponsabiliser les citoyens pendant qu'autour de nous, nos voisins ont pris des mesures pour s'en sortir (Allemagne, Irlande, pays nordiques). Oui, nous sommes endettés et pire, insolvables. Si des mesures drastiques ne sont pas prises, cest le marché qui mettra la France en "interdiction bancaire". Rigueur ou pas, grève ou pas, il faut se bouger. Au résultat chacun devra prendre ses responsabilités, comme les syndicats qui s'arcqueboutent sur de vieilles chimères dans un monde du travaile qui se moque des 35 heures.