EADS, UIMM : LE SOUPCON

Publié le par blog-pl-seguillon

Le Paris politico-médiatique bruit de diverses hypothèses susceptibles d'expliquer le surgissement dans l’actualité de deux affaires : le possible délit d’initié chez EADS il y a deux ans, le possible financement d’organisations ou de personnalités syndicales via l’UIMM depuis de nombreuses années.

Plusieurs pistes conduisent ainsi jusqu’au sommet de l’Etat.

         En 2004, Tracfin avait déjà épinglé les prélèvements étranges et importants en liquide opérés sur le compte de l’UIMM  par son président. Le service opérationnel de lutte contre le blanchiement avait alors renoncé à saisir la justice après en avoir été dissuadé par le ministre de l’Economie de l’époque, Nicolas Sarkosy. Pourquoi Tracfin décide-t-il aujourd’hui d’alerter la justice ? Sans doute parce que l’Exécutif a donné son feu vert. Et pourquoi ce feu vert ? Parce que précipiter la chute de Denis Gauthier-Sauvagnac le patron de la puissante fédération patronale de la métallurgie présente de nombreux avantages pour l’Elysée.

     Voilà qui permet d’écarter un représentant du Medef hostile à la fusion entre L’UNEDIC et l’ANPE  voulue par le gouvernement.

     Voilà aussi qui met en porte à faux des organisations syndicales soupçonnées d’avoir été, comme telles ou à travers certains de leurs membres,  "subventionnées" par le patronat. Ce  qui est une manière de les mettre sous la pression de douloureuses révélations si elles s'opposent de manière trop radicales  aux réformes en cours et, particulièrement, à celle des retraites.

 

 

 

     Comment expliquer maintenant la publicité donnée, à travers un quotidien du matin, à la note de l’Autorité des Marchés Fnanciers faisant état du possible délit d’initié de certains dirigeants d’EADS entre  2005 et 2006 et tout particulièrement du groupe Lagardère? Pourquoi cette publicité alors qu’en toute hypthèse la procédure judiciaire durera des mois sinon des années ?  Qui donc a eu intérêt à ces révélations et les a favirisées ?

     Trois hypothèses sont avancées.

     Le groupe Dassault qui ne considère par le groupe Lagardère comme un groupe ami !

     Boeing qui, à son tour, connaît des difficultés et ne serait pas mécontent de voir EADS connaître de nouvelles difficultés.

      L’Elysée décidé à "planter" cette fois Arnaud Lagardère et son groupe en dépit de l’amitié qui unit Nicolas Sarkozy et Arnaud Lagardère parce que le premier estime que le second n’est pas à la hauteur de ses responsabilités industrielles,  parce que sa chute permettrait de nouveaux rapprochements et de nouvelles restructurations industrielles et parce que  l’Etat français est exaspéré par  la manière dont Arnaud Lagardère s’est opposé dernièrement à l’acquisition par EADS d’une importante société américaine dans le secteur de la Défense, acquisition à laquelle était favorable l’Etat français, l’actionnaire privé allemand,  le nouveau patron de la stratégie  d’EADS, Marwan Lahoud et Louis Gallois lui-même.

       Où l'on retrouve peut-être la même origine !

 

 

 

 

 

 

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charles 12/10/2007 11:23

L'affaire de l'UIMM permet de porter à la connaissance des français l'un des principaux scandales de l'après-guerre dans notre pays: le financement des syndicats.Il n'y a que deux catégories d'institutions qui ne publient pas leurs comptes dans les pays développés: les syndicats français et les mafias (no comment !...). Il est urgent d'exiger que les syndicats publient leurs comptes chaque année et les fassent auditer par des commissaires aux comptes.Ainsi, les français pourront constater deux scandales majeurs: Le premier scandale concerne les recettes des syndicats: les cotisations de leurs adhérents ne constituent qu'une infime partie de leurs recettes (de nombreux spécialistes ayant tenté de contourner l'omerta à ce sujet estiment que les cotisations d'adhérents ne représentent  que 15 ou 20% des recettes de certains syndicats). Alors, vous vous demandez certainement d'où provient la majeure partie des recettes des syndicats ?Eh bien la majeure partie des recettes des syndicats provient de nos poches à tous!!! Depuis des décennies, les syndicats français s'engraissent avec l'argent de nos impôts et de nos cotisations sociales dans des proportions hallucinantes, et tout cela dans la plus totale opacité . Ce qui nous mène tout droit au deuxième scandale au sujet des comptes financiers des syndicats:Ce deuxième scandale concerne les dépenses des syndicats: chacun peut constater jour après jour que les syndicats français sont les moins constructifs et les moins responsables de tous les pays développés. Ils considèrent la grève comme une pratique normale (alors qu'il s'agit d'une pratique d'usage exceptionnel dans toutes les autres grandes démocraties); ils en viennent même à faire des grèves "préventives" (à tout hasard), des grèves par procuration (on gueule sans être concerné) et même des grèves sans motif connu (comme ce fut le cas l'année dernière à la SNCF...). Ils considèrent le chantage économique comme une pratique syndicale acceptable (prise en otage des usagers, menaces de coupures de courant, menaces de pollutions chimiques dans des cours d'eau, etc...); ils ont manifestement beaucoup de mal à faire la différence entre pratiques syndicales et pratiques mafieuses... Eh bien tous ces coups de force syndicaux ayant pour but de nuire, d'affaiblir l'économie française et de faire plier nos représentants élus sont financés par l'Etat et les caisses sociales  (c'est à dire par les travailleurs français qui subissent précisément ces nuisances syndicales). En bref, les dépenses des syndicats consistent largement à organiser des actes de nuisance plutôt qu'à mener des négociations ou proposer des solutions crédibles et responsables aux problêmes économiques de la France...Nous vivons donc dans un système ubuesque où l'Etat français finance des organisations qui se fixent pour but de nuire à l'intérêt général. C'est unique au Monde...Si j'avais le temps, je pourrais évoquer également quelques scandales précis concernant des pratiques  à la limite de la légalité (relevant même quelquefois de la justice pénale) de certains syndicats et plus particulièrement de la CGT: le Comité D'entreprise d'EDF est sans-doute le plus connu. Mais on pourrait évoquer le climat menaçant (menaces physiques et mort inexpliquée) que fait régner la CGT dans le port autonome de Marseilles, les pratiques permanentes de chantage et de racket du syndicat du livre (CGT) qui constitue une menace caractérisée pour le secteur de la presse écrite (à ce propos M. Séguillon, les téléspectateurs de LCI seraient sans-doute très intéressés par une émission ayant pour invité Emmanuel Schwartzenberg qui vient d'écrire un livre passionnant à ce sujet: son titre est:  "Spéciale Dernière").

Mekil 12/10/2007 10:47

Ahhh je me sens moins seul...en effet, troublant de mettre sur le dos des syndicats ce genre de chose avnt des negociations dures sur le contrat unique, etc..Mr Barbier parlait aussi de l'instruction sur le CE d'EDF toujours pas reglee...cela aussi est une epee de Damocles, non?

Quand a la fuite EADS, je pense que Breton, Chirac, et De Villepin sont dans le coup, sûr...et De Villepin va bien se battre pour Clearstream...le President a du souci a se faire, il abbat ses craates une apres l'autre et dans le bon ordre.

Attenton a Dassault aussi qui n'aurait VRAIMENT pas aime la sortie de Morin sur les Rafales il y a deux semaines...la vengeance editorialiste s'annonce terrible!!!