EADS : AU JEU DU MISTIGRI

Publié le par blog-pl-seguillon

Dominique de Villepin qui était notre invité hier soir au Grand Jury  n’a pas tort : « L'art de la défausse est devenu un véritable sport national ». Chacun cherche en tout domaine à se refiler le mistigri. En l’occurrence, Arnaud Lagardère s’efforçant de jeter un voile pudique sur le seul véritable problème d’EADS – le possible délit d’initié, a focalisé volontairement l’attention sur l’ancien Premier ministre en déclarant dans son propre journal, le JDD, que son groupe avait informé Matignon en février 2006 de son intention de vendre 50% de sa participation dans EADS. Mais Dominique de Villepin n’est pas demeuré en reste. Si, à la différence de ce qu’il avait précédemment déclaré, l’ancien Premier ministre  a reconnu que ses services avaient bien été informés de l’intention d’Arnaud Lagardère de « monétiser » la moitié de ses actions dans EADS, il a retourné le mistigri dans deux directions pour ce qui concerne l’achat d’une grande partie des actions Lagardère par la Caisse des dépôts et Consignation et pour ce qui touche au  possible délit d’initié qui aurait  permis au groupe de réaliser une belle plus value au détriment de la Caisse des dépôts.

 

Matignon n’a pas eu à connaître du rachat par la Caisse des actions d’Arnaud Lagardère, explique Dominique de Villepin qui souligne que cet organisme est indépendant. Néanmoins, « il est inconcevable – comme le souligne Daniel Lebègue qui a dirigé en son temps la CDC, « que  la Caisse des dépôts ait agi de son propre chef sans consulter l’Etat à quelque niveau que ce soit ». Si donc ce n’est pas au niveau de Matignon, ne serait-ce pas au niveau de l’Elysée que le feu vert a été donné en avril 2006 ? Jacques Chirac n’entretenait-il pas des liens étroits avec Lagardère et n’avait-il pas beaucoup poussé à la nomination de Noël  Forgeard à la tête d’EADS ?

Quand au délit d’initié, si l’ancien Premier ministre refuse évidemment de donner son sentiment, il souligne que là est le vrai problème et demande qui donc a eu intérêt à porter à la connaissance du Figaro la note de l’Autorité des Marchés Financiers qui demande au parquet d’enquêter sur le lien éventuel entre la connaissance des difficultés de livraisons de l’A 380 et les vente d’actions.

Et voilà le Mistigri reparti dans d’autres directions ! Décidément « L'art de la défausse est devenu un véritable sport national » et Dominique de Villepin y excelle à son tour !

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Paul 19/10/2007 21:04

evelyne44 17/10/2007 20:48

C'est quand même étrange cet acharnement contre DDV, au moment où l'affaire de l'appartement de M. Sarkozy à Neuilly est classé sans suite... Au delà du rôle possible qu'a pu jouer DDV, il faut souligner qu'il n'a tiré aucun profit personnel de l'affaire, que ce ne sont pas ses amis qui se sont enrichis dans l'histoire. Il faudrait peut-être procéder comme dans les bons vieux films policiers : aller chercher du côté de ceux à qui le crime profite...

mekil 17/10/2007 09:08

Biendit "choumay"..il ne faut pas oublier QUI a triché et s'est enrichi...que les autres le sachent peut etre..MAIS celui qui a pique dans la caisse illegalement c'est Lagardere pas les autres!!!

de la mata jean-paul 17/10/2007 01:47

Ah bon,t'es devin ? T'as des preuves de ce que tu dis Mr Torgo ?

guillaume57 16/10/2007 23:58

Bonjour, Voici un article très intéressant qui retrace toute l'histoire de EADS depuis le pacte d'actionnaire mit en place par Jospin jusqu'à aujourd'hui en passant bien sur par l'affaire Clearstram : http://moselle-d-avenir.over-blog.com/article-13084887.html