social: novembre noir ?

Publié le par blog-pl-seguillon

 

    Le novembre social qui se dessine avec la nouvelle grève des cheminots, des agents de la RATP et des salariés d’EDF GDF, la journée d’action de la Fonction publique,  celle des magistrats  mais aussi les possibles soubresauts des personnels navigants d’Air France, le mécontentement des étudiants ou celui des routiers… tous ces mouvements renvoient  au souvenir des  grandes grèves de l’automne 1995. Elles paralysèrent la France durant près d’un mois. Elles contraignirent Alain Juppé à renoncer à sa réforme des retraites.

     Comparaison ne vaut cependant pas raison.

     L’opinion a évolué. Les Français sont favorables aux réformes en général et à celle des régimes spéciaux de retraite en particulier. Ils ont élu Nicolas Sarkozy en connaissance de cause.

     En revanche, les Français ont aujourd’hui un sérieux sujet de mécontentement : la cherté de la vie avec l’envolée des prix de l’énergie et celle des produits alimentaires. A la différence des plus riches, elle affecte les couches moyennes et, plus encore, les Français les plus démunis.

     Or, aucune des mesures adoptées depuis six mois ne répond à cette préoccupation. Pas de coup de pouce donné au SMIC. Indexation des minima sociaux sur l’inflation. Echec de la conférence sociale. Réforme des heures supplémentaires avec un dispositif si complexe que les entreprises répugnent à l’appliquer.

     On ne peut donc exclure – même si ce n’est pas le plus probable – que ce profond mécontentement coagule et cristallise les protestations diverses en un vaste mouvement de rue.

      Le chef de l'Etat souhaite-t-il pour autant une confrontation dure ? Il y a une ambiguïté de Nicolas Sarkozy.

     Le président, comme son Premier ministre ,souhaite une épreuve de force qui lui permettrait de démontrer qu’à la différence de ses  prédécesseurs il ne cède pas à rue. Et ceci alors même qu’il bénéficie encore d’une certaine popularité. Ce qui devrait ensuite lui assurer une tranquillité sociale jusqu’à la fin du quinquennat.

     Mais l’avocat Nicolas Sarkozy incline plutôt à négocier et à marchander quitte à céder pour partie. On vient de le constater avec les pêcheurs. On se souvient aussi que pour obtenir que soit adoptée sans casse la réforme de l’université,   Nicolas Sarkozy a accepté qu’elle soit vidée d’une bonne partie de sa substance.

     La fermeté dans le discours n’exclut pas la souplesse dans la pratique.

 

 

 

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david 17/11/2007 17:12

Bonjour, je prends le train en marche...quoique ne ce moment il ne fonctionne pas trop... mais une chose de gène un peu dans tous ces discours sur la greve, les négociations, etc...

une majorité de français a voté pour un candidat qui a ete elu pour 5 ans sur des propositions qu'il met en pratique maintenant... il nef ait donc qu'appliquer ce qu'une majorité de français a demandé...

Si une minorité s'insurge, manifeste et bloque le pays pour empêcher la mise en place du programme... à quoi cela sert d'élire un président de la république qui ne peut pas faire son boulot... Elle est ou la démocratie la dedans ??

Je trouvais enfin que la politique devenait intéressante avec l'ouverture, avec un president qui est aux avants postes et pas planqué dan sle bunker de l'élysée comme ces prédécesseurs. C'est pour lui qu'une majorité de gens a voté pas pour un premier ministre ou des ministres.. Eux ne sont là que pour faire le travail de celui qui a ete désigné.

Quant à la classe de notre président... Tout cela n'est que question de valeurs et s'offusquer davantage de la réponse du président plutot que des insultes d'un individu envers le représernant de notre pays me parait une pure réaction partisane, un moyen de plus de critiquer Sarkozy qui à mon sens à répondu sur le meme ton que son agresseur (verbal) mais je suppose quye ces gens là ne sont pas choqués non plus voire trouve normal que la marseillaise soit sifflée au stade de france... Sans vouloir jouer les nationalistes et avec tous les désaccords que je peux avoir et avec le gouvernement et avec la france (meme si ma famille est française depuis des siecles) il y a deux choses qui à mon sens ne doivent pas etre baffoués : la démocratie et les grèce d'aujourd'hui le font... et les symboles de la république , insulter le président et siffler la marseillaise le font également... mais je dois etre le seul à être choqué... alors tant pis je retourne travailler en indépendant parce que sinon je pourrai pas bouffer à la fin du mois....

palloporo 11/11/2007 22:27

M. Séguillon. Pour ma part je trouve vos textes et analyses pertinents à la dialectique compréhensible même par une petite intelligence comme la mienne. Ici comme sur d'autres posts de votre blog, les analyses que vous nous proposez sont rarement commentées objectivement et sans à priori. Que chaque personne ait ses opinions et sa manière d'analyser une situation socialo-politique ponctuelle, c'est une chose, le fait d'être systématiquement contre ou systematiquement pour, c'est autre chose. Des intervenant d'avant l'élection présidentielle, sont venus sur ce blog pour régler leurs comptes personnels, puis disparus, comme si le présent n'avait plus d'importance. D'autres intervenants de l'après élection persistent dans l'antisarkozysme systematique bien que M. Sarkozy ait obtenu une majorité superieure à celle de M. Mitterrand en 1981 et à celle de M. Chirac en 1995. Ces Présidents, que certains disent impeccables, intellectuels et technocrates, virent leur popularité descendre bien en dessous de 50% d'opinions favorables après six mois de pouvoir, alors que la popularité d'un Président inculte passe de 53 à 55% après six mois de pouvoir et même à 59% de satisfaits par sa méthode de travail, et 69% des personnes sondées approuvent la réforme des régimes spéciaux. Ce novembre gréviste sera la dernière cartouche de ces syndicats corporatifs institutionnels défendant que les salariés du secteur publique et leurs acquis, sans se soucier de tous les autres du secteur privé et artisanal, lesquels ne leur remplissent pas le tiroir-caisse. Il est vrai que le triptyque Liberté, Egalité et Fraternité ne veut plus rien dire de nos jours.

jm 11/11/2007 21:21

Mr Seguillon  pourquoi les hommes politiques ne veulent pas confirmer ce grand marasme économique à venir dans les 5 ans à suivre , ne serait t'il pas préférable de tenir au courant le lambda que nous sommes et nous préparer à ce chaos , cela permettrait peut être de remettre les choses futiles à leur place  gréve etc

 

bien à vous

Charles 11/11/2007 14:26

Vous faites bien de me prodiguer vos lumières, chère Bea. Moi qui croyais que l'indépendance de la justice n'était véritablement effective que depuis la loi votée à cet effet dans le courant des années 90...

 

 

Peut-être faisiez-vous référence au principe de séparation des pouvoirs, pour lequel nous ne remercierons jamais assez Montesquieu. Les seules personnes qui semblent avoir du mal à intégrer cette notion sont les magistrats. Ils ont été pris la main dans le sac par Sarkozy et Rachida Dati en train d'essayer d'instaurer un "gouvernement des juges". Ces magistrats se croient manifestement au-dessus des lois et, pire encore, au-dessus des fondements élémentaires de la démocratie. Ils se croient autorisés à réécrire le droit à leur manière (au-mépris des pouvoirs exécutif et législatif) indépendamment des choix faits par le peuple dans les urnes. Dans les faits, ils ne répondent de rien devant personne puisque le CSM semble les accompagner dans la voie du corporatisme plutôt que de jouer son rôle d'autorité de tutelle (qui sanctionnerait les dérives des juges). Dans une démocratie digne de ce nom, la responsabilité juridique des magistrats est la condition indispensable à leur indépendance; aujourd'hui, il y a indépendance mais pas responsabilité des juges et c'est très inquiétant car les juges sont ainsi intouchables et inamovibles quoi qu'ils fassent ou décident...

 

 

 

En ce qui concerne Eva Joly, sa sortie était pour le moins surprenante et, pour être franc, assez suspecte. Avouez que dénigrer violemment une piste de travail législatif et son initiateur avant même de connaître les objectifs et le contenu de cette initiative est assez troublant, surtout de la part d'une magistrate sensée être capable de fournir une réflexion nourrie plutôt que des propos de comptoir. Ah corporatisme, quand tu nous tiens !... Je remarque en tout cas que Mme Joly s'est tue depuis qu'elle a dû prendre connaissance des objectifs poursuivis par la commission; sans-doute doit-elle faire face maintenant à un vague sentiment de honte...

 

 

Pour le reste, sachez que je ne suis de mèche qu'avec ma conscience...

Bea 11/11/2007 11:12

Mon pauvre Charles, je nai que faite de vos discours longs penibles, pompeux, sans interet. Je vous renvois l'affaire elf, et au declarations du juge  Eva Joly, celebres pour avoir coince ces escrocs au col blanc., et qui  denonce ces nouvelles mesures pour proteger les patrons! A vous voir si enerve sur ce point, vous etes de meches avec eux je suppose... Charles apprenez que depuis notre revolution au 18eme sicecle, la justice est un pouvoir independant!