Sarkozy: nécessaires corrections

Publié le par blog-pl-seguillon

La voie du chef de l’Etat, à l’aube de cette nouvelle année, est étroite. Considérons les trois raisons qui expliquent, semble-t-il, le net fléchissement de popularité enregistré dans les enquêtes d'opinion. 

 

Première raison : La médiatisation de la vie privée du chef de l’ Etat a ébranlé les catégories les plus âgées et les plus conformistes de la population. La « peopolisation » onéreuse de ses week end  lui a aliéné des franges plus jeunes.

La correction est ici aisée : c’est, d’un côté, une discrète normalisation de sa situation conjugale et, de l’autre, un terme mis à l’étalage cliquant de ses riches amitiés. Bref un président qui redevienne davantage l'élu et un peu moins le parvenu !

 

 Deuxième raison du fléchissement de popularité : La demande insatisfaite des Français de pouvoir d’achat. Le chef de l’ Etat s ’est imprudemment présenté en « président du pouvoir d’achat ». La situation économique ne lui accorde guère de marge de manœuvre. Mais s’il ne peut accroître magiquement le pouvoir d’achat des Français du fait même de la situation économique, le président  aurait grand intérêt à prendre des initiatives pour que ce pouvoir d’achat fût mieux réparti dans un pays où se creusent les inégalités.

 

 Troisième raison de la baisse de popularité : le caractère illisible de la politique économique et sociale. A jouer à la fois de l’offre et de la demande et à ouvrir tous les chantiers de réformes à la fois, le président a brouillé les priorités aux yeux de l’opinion. La situation des finances publiques rend plus coûteuse économiquement et humainement les réformes. Mais elles les rend aussi plus indispensables encore. Il importe donc  que le chef  poursuive ce train de réformes mais il conviendrait qu'il les hiérarchise davantage et en fixe plus clairement les perspectives.

 

 Ces corrections sont essentielles pour aborder dans de bonnes conditions des rendez-vous capitaux pour le pays:

La réforme du code du travail et celle des retraites

Le plan Marshall pour les quartiers

L’adoption du traité européen

La présidence française de l’Union européenne

L’apurement des finances publiques

 

 Et un rendez-vous politique important pour sa propre majorité : les municipales!

 

 

 

 

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jeff de Burlats 08/01/2008 16:00

Non, non et non!!!

La vie privée: c'est vous médias qui en faites vos choux gras.  Le pouvoir d'achat ne se gagne pas en ouvrant le porte-monnaie vide d'une France en déficite permanent, mais en remettant le pays au travail, les esprits à l'innovation, les entreprises à l'investissement. A trop faire croire que les mesures vont aussi vite en résultats que la fabrication des stars de la chanson sur vos chaines, vous désespérez un commun des mortels trop habitué à n'être que consolé et non plus "boosté! Non, les chantiers ne peuvent plus attendre et la masse des retards accumulés dans tous les domaines nécessite une offensive frontale.

L'objectif est fixé et visibe: Mai 2012., où les français jugeront. Le projet est identifié: une France reconquérante de ses propres richesses matérielles et immatérielles. Les moyens sont définis: une politique de civilisation portée par un Président volontariste mise en oeuvre par un gouvernement d'ouverture et une France re-mo-ti-vée!

Je rêve peut-être, mais nous sommes nombreux dans ce cas... et un rêve collectif, c'est une ambition nationale!

Yochan dfgf 08/01/2008 13:26

Bonjour,

Pourquoi ce discrétion au sujet de la fusion ANPE/ASSEDIC qui va toucher des millions de français ?

Pourquoi le gouvernement a-til déclaré l'urgence sur la fusion et supprimé une discussion à l'Assemblée Nationale à laquelle ce débat revenait d'abord selon le Droit constitutionnel pour une loi de finances ? Pourquoi ce débat prévu le 8 janvier 2008 a été reporté au lendemain ? Est-ce que cela a un lien avec la grève des agents de l'Assurance Chômage devant le Sénat aujourd'hui à 14 H ? Pourquoi n'y a-t-il pas de débat dans la presse sur ce sujet ? Pourquoi la presse accepte de se voir dicter les sujets à traiter par l'Elysée ? Pourquoi la presse contribue au balayage sommaire de l'info au gré des déclarations de l'exécutif ?

Pourquoi aucun syndicat de l'Assurance Chômage n'est invité sur les médias ?

Pourquoi le pouvoir a-t-il peur de la médiatisation de cette fusion ? Est-ce aussi la grève d'aujourd'hui qui a poussé le Président à convoquer un conférence de presse ce jour pour parler d'autre chose comme pour parler de Bruni au lieu de Kadhafi ?

Pourquoi se contenter des agences de presse ?

Venez à notre rencontre devant le Sénat à 14 H. Contribuez à dire la vérité aux français.

 

Mirino 08/01/2008 10:37

Ça fait un bout de temps Monsieur Séguillon, mais malgré la possible incertitude de la presse, les contraintes économiques imprévisibles, comme la hausse disproportionnée du prix de pétrole e la disparité des devises internationales, on peut  toujours faire confiance à Nicolas Sarkozy.Si je ne me trompe pas je trouve d'ailleurs que votre allusion et l'emploie du mot 'parvenu' a son égard injuste et incorrecte. Son accession particulière, non sans considérables obstacles et difficultés provoqués aussi par des complots importants au sein de sa propre famille politique, démontre le contraire.Je comprends que cette allusion vise son comportement 'privé'. Mais il est toujours préférable, à mon avis, qu'un Président se comporte ouvertement, honnêtement et fidèlement aussi dans sa vie privée que le contraire. Il est d'ailleurs ironique et hypocrite que l'on veut crier 'au scandale' pour le premier cas, mais accepte, sans faire la moindre vague, le second (et nous savons de qui je fais allusion).Il va aussi sans dire que d'être apprécié par une Carla Bruni, est bien à son crédit. C'est aussi preuve de bon goût, (ce qui a fait aussi défaut à Mme Royal).Quant a toutes les autres 'corrections nécessaires' nous savons que les projets de reformes de Sarkozy sont toujours sensés et nécessaires. Naturellement le climat économique e geo-politique rendent ses réformes encore plus difficiles à appliquer. 'Problèmes comme 'le pouvoir d'achat' non peuvent être résolues comme par magie sous de telles circonstances. Chacun de nous a une responsabilité de trouver nos propres solutions, surtout à cette question. Si l'on se comporte de manière irresponsable financièrement pendant une période de contraintes économiques, ce n'est pas à l'Etat de venir nous dépanner, au dépit des autresconsidérations plus importantes.

Mirino 08/01/2008 10:03

Ça fait un bout de temps Monsieur Séguillon, mais malgré l'incertitude de la presse, les contraintes économiques imprévisibles, comme la hausse disproportionnée du prix de pétrole e la disparité des devises internationales, on peut faire toujours confiance à Nicolas Sarkozy.Si je ne me trompe pas je trouve d'ailleurs que votre allusion et l'emploie du mot 'parvenu' a son égard injuste et incorrecte. Son accession particulière, non sans considérables obstacles et difficultés provoqués aussi par des complots importants au sein de sa propre famille politique, démontre le contraire.Je comprends que cette allusion vise son comportement 'privé'. Mais il est toujours préférable, à mon avis, qu'un Président se comporte ouvertement, honnêtement et fidèlement aussi dans sa vie privée que le contraire. Il est d'ailleurs ironique et hypocrite que l'on veut crier 'au scandale' pour le premier cas, mais accepte, sans faire la moindre vague, le second (et nous savons de qui je fais allusion).Il va aussi sans dire que d'être apprécié par une Carla Bruni, est bien à son crédit. C'est aussi preuve de bon goût, ce qui a fait aussi défaut  manifestement à Mme Royal.Quant a toutes les autres 'corrections nécessaires' nous savons que les projets de reformes de Sarkozy sont toujours sensés et nécessaires. Il était élu pour les appliquer. Naturellement le climat économique et geo-politique rendent ses réformes encore plus difficiles de mettre en œuvre 'Problèmes' comme 'le pouvoir d'achat' non peuvent être résolues comme par magie sous de telles circonstances. Chacun de nous a une responsabilité de trouver nos propres solutions, surtout à cette question. Si l'on se comporte de manière irresponsable financièrement pendant une période de contraintes économiques, ce n'est pas à l'Etat de venir nous dépanner, au dépit des autres considérations plus importantes.

olivier 08/01/2008 09:53

Bravo Evelyne, voilà un commentaire qui m'évite d'en faire un. Vous avez résumée le problème. Je n'espère plus qu'en M. Bayrou peut-être pour rallumer les lumières d'une certaine rationnalité dans les actions... Un jour peut-être mais que de temps perdu...