Nicolas Sarkozy : état de disgrâce

Publié le par blog-pl-seguillon

 

 

Nicolas Sarkozy  : état de disgrâce

 

 

    Mauvaise semaine pour le chef de l’Etat. Revenu bredouille de son voyage en Inde qui n’a point rapporté de gros contrats aux entreprises françaises, confronté à la crise financière de la Société générale dont beaucoup redoutent qu’elle ne soit le signe avant coureur de pertes en chaînes pour d’autres institutions bancaires et pour de grosses sociétés d’assurance, Nicolas Sarkozy devrait également connaître  une nouvelle baisse brutale dans les sondages rendus publics dans les jours à venir. La popularité du président de la République pourrait en effet  accuser une chute de quelques dix points après que sept ont déjà été perdus depuis le début de l’année.

    Cette très forte dégradation de la confiance - qui a toute chance de se traduire dans les urnes lors des prochaines municipales,  est d’autant plus préoccupante pour le chef de l’Etat qu’il doit gérer une situation économique fort difficile sans pour autant renoncer à effectuer les réformes structurelles dont le pays a besoin pour affronter la concurrence internationale.

    Nicolas Sarkozy semble aujourd’hui payer une gouvernance brouillonne, une incapacité à satisfaire les attentes que lui-même a créées et une exposition médiatique déroutante de sa vie privée.

    A multiplier les effets d’annonces et les discours prometteurs, le chef de l’ Etat a donné le sentiment qu’il était encore en campagne quand on l’attendait dans l’action et a rendu illisible sa politique économique et sociale. Pour avoir promis très imprudemment qu’il serait le président du pouvoir d’achat et se trouver aujourd’hui dans l’incapacité de tenir ses engagements, le voici soupçonné de n’être pas le président qu’il avait annoncé qu’il serait. Pour avoir voulu concentrer comme jamais avant lui tout le pouvoir de décision à l’Elysée,  il est desservi désormais par des ministres qui, à quelques exceptions, évitent de  prendre la moindre initiative en sorte de ne pas déplaire au prince. Pour avoir multiplié les commissions d’experts et donné large publicité à des propositions dont chacun sait qu’elles seront pour la plupart enterrées, il a donné l’impression aux citoyens qu’il usait et abusait de leurres. Pour avoir enfin starifié ses aventures personnelles, Nicolas Sarkozy donne à penser qu’il n’est toujours pas entré dans le costume du président. Du moins est-ce ce que déclarent une bonne partie des individus interrogés par les instituts de sondage.

    Le président a néanmoins un atout qui lui peut lui permettre de reprendre la main au lendemain des municipales. Une opposition qui faute de leader incontestable et de stratégie définie  semble encore incapable de exploiter le succès qu’elle a toute chance d’enregistrer dans les urnes.

      

 

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jobin 05/02/2008 21:32

 Bonjour PLS : En lisant les commentaires  , celui de claude  n°12 est de très loin le plus pertinent , le plus intelligent . C'est simple tout ce que SARKOSY à DIT lors de la campagne : Il le REALISE, même en un temps jamais égalé par d'autres Présidents . Aussi la bave des crapauds n'atteint pas son but et c'est heureux pour plus de 53% de Français de la masse silencieuse ...

Bea 01/02/2008 10:09

Paul, Claude, vous etes a coté de la plaque: ne soyez donc pas si durs avec Mr PLS; Mr PLS nous avait fortement conseillé  Mr Sarkozy, le soir du grand debat Royal-Sarkozy (je cite, "le plus a meme à diriger l'etat"), et il n'avait pas arreté de lui faire des eloges au moment de la campagne et au cours de ce fameux etat de grace en mai-juillet! Allons, vous avez vraiment la memoire courte et etes de veritables ingrats! Faudrait-il que Mr PLS se mette sans arret a genoux devant votre idole? :))

Derniere nouvelle: Miss Carla Eclairci reclame quelques 500 000 euros a Ryanair!! Et Nicolas 1er, seulement 1 euros, quelle modestie!: ah cest beau la mise en commun des biens en amour tout de meme! Une petite cagnote de 250 000 euros plus, tres important, 50 centimes, ca fait toujours du bien par où ca passe hein?

Paul 31/01/2008 22:23

Tout à fait d'accord avec les commentaires de Claude et de Josée. M. Seguillon a du mal à dissimuler sa joie de voir NS baisser dans les sondages. Il se garde bien de lui accorder quelque  circonstance atténuante que ce soit et je suis sûr qu'au fond de lui il se réjouit des difficultés que connait et risque de connaitre le pays tout cela parce que cela nuira à Sarkozy. Tant pis pour les français qu'il faut au contraire convaincre, même avec des arguments qui frisent la malhonnêteté intellectuelle, que tout va mal et que tout ira encore plus mal. Je ne suis pas un admirateur inconditionnel de NS mais quand je vous vois tirer sans arrêt à boulets rouges sur lui cela me donne envie de ne pas lui ménager mon soutien.

Paul

josée 31/01/2008 15:58

Au lieu de parler de façon constante de ce qui n'est pas encore fait, comme si cela ne devait jamais se faire, Monsieur Seguillon, je vous écoute réguluèrement sur LCI, et suis frappée par votre mauvaise foi.

je ne vous ai jamis entendu parler de l'aboutissement de certaines réformes, qui ont été faites au prix de négociations longues et difficiles, que vous occultez régulièrement,  si le gouverment n'avait pas une opposition systématique, nous aurions  des avancées rapides et concrètes, tellement difficiles à cause de ceux qui voulaient garder leurs privilèges, que le bénéfice qui devait  en découler a été perdu.

Au lieu de se jeter dans la curée, j'eussse préféré que les journalistes se montrent un peu plus ouverts et pourquoi pas un peu pédagogues, lesf rançais,tous âges confondus se montrent comme les enfants à qui on a promis un ordinateurt pour Noêl,, le veulent tout de suite, même si le porte-monnaie  a subi les aléas du quotidien. Ne vous faites pas complices de l'immatiurité d'un grand nombre de français.

IL y a eu des périodes (que j'ai connues ) dans l'histoire où l'on avait pas le strict necessaire, et on était déjà bien heureux d'être en vie...... .

Pour faire encore référence aux enfants, je constate que plus on donne, plus on en veut..

J'ai beaucoup travaillé, même en dehors de mes qualifications, j'ai eu le fruit de mon travail, n'ayant jamais compté mes heures et me passant ds vacances quand cela était nécessaire, donc incitez les français à travailler plutôt que pleurer sur leur sort.

s'ils n'avaiant pas été autant assistés, ils seraient moins exigeants

Vous seriez un peu moins gauchisant, ce serait plus agrable de vous écouter.. 

Claude 31/01/2008 13:30

Falbala,

Stiglitz vit dans un pays où l'on travaille environ 350 heures (+22%) de plus par an que les français avant Sarkozy. Qu'il pense qu'il y a un juste milieu me semble vraisemblable.

Il fait partie de ceux qui croient en la disparition du travail (plus tard que son compatriote Jeremy Rifkin). Mais il se trompe. S'il est vrai qu'il y aura de moins en moins d'emplois industriels, il a oublié que les pays comme l'Inde, la Chine ou le Brésil ne vont pas nous laisser dormir sur nos lauriers. Poussés par eux nous allons TOUS nous remettre au travail si nous ne voulons pas devenir leur pays sous-dévelopé.

Et comme Stiglitz n'a pas été embauché ni eu son Nobel pour ça, on ne va pas lui demander son avis et ainsi on va échapper à la contradiction qui ne serait une incohérence que si la même personne avait les deux idées à la fois.

Cordialement, ClaudePS - "La fin du travail" de Jeremy Rifkin ISBN : 978-2707127334 on le trouve d'occasion à moins de 8 euros