Sarkozy: les raisons d'un désamour

Publié le par blog-pl-seguillon

  

   La publication des derniers sondages d’opinion CSA et TNS Sofres confirme ce que nous laissions entrevoir lors d’un précédent blog intitulé «  l’état de disgrâce ». La lecture attentive de ces enquêtes permet d’affiner l’analyse des rasions pour lesquelles il y a aujourd’hui dégradation accrue de l’image du président et de son action.

    La raison essentielle de cette baisse tient à une déception sociale.

    Les Français font deux reproches au chef de l’Etat.

    Ils lui font grief de ne pas satisfaire l’attente qu’il a lui même créée en se présentant comme le président du pouvoir d’achat - d’où une déception des catégories populaires employés et salariés et en promettant d’augmenter le minimum vieillesse et de revaloriser les retraites – d’où une déception chez les seniors.

    Du même coup, ils lui tiennent rigueur de n’être pas le président qu’il s’était engagé à être durant sa campagne, un président volontariste, efficace, privilégiant la culture du résultat et, à la différence de ses prédécesseurs un président qui ferait ce qu’il s’était engagé à faire.

    Il y a ensuite d’autres facteurs qui, pour ne pas être  déterminants, sont aggravants et contribuent à accroître cette déception sociale.

    Un facteur d’inquiétude : le sombre horizon économique et social avec les retombées de la crise des subprime sur l’économie réelle. Cet environnement maussade est indépendant bien entendu de la volonté du chef de l’Etat mais il est de nature anxiogène. Les pertes gigantesques de la Société générale, même si elle ne sont liées que pour partie à la crise financière internationale n’ont fait que renforcer ce phénomène de crainte.

    Un facteur de scepticisme : les Français n’ignorent pas qu’il y a nécessairement un décalage entre la mise en œuvre des réformes et les effets qu’elles produiront mais ils peinent à comprendre quelle est exactement la politique conduite par le chef de l’Etat du fait de la multiplication des effets d’annonce dont ils ne savent s’ils correspondent à des mesures proposées, à des mesures réellement mises en chantier ou à des mesures seulement  souhaitées Le chef de l’Etat occupe tout l’espace en voulant donner le sentiment de l’immédiateté.  Mais il ne s’est pas préoccupé de faire une pédagogie du temps que suppose toute action politique.

   

Un facteur d’agacement. Ne serait les difficultés économiques et sociales, l’exposition médiatique de la vie privée du chef de l’Etat serait restée sans effet. Mais, dès lors qu’ils sont confrontés aux duretés du temps, les Français sont agacés par le comportement du président et en viennent à lui reprocher de privilégier son bonheur au détriment de son travail présidentiel.

    C’est ainsi que, dix mois après son arrivée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy se retrouve au même niveau de popularité que Jacques Chirac en février 1995, au lendemain des grandes grèves contre les régimes spéciaux de retraites.

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Bea 07/02/2008 10:42

Jobin, savez-vous comment opn rentre dans une grande ecole d'ingenieurs? Par des concours nationaux très durs et selectifs, où les examinateurs ne connaissent pas ceux qu'ils corrigent! La selection se fait selon l'intelligence uniquement, et le piston est impossible. Vos propos sont donc totalement débiles, et revele bien l'ignorance des sarkozistes et en general des extremistes, dont le cerveau debordent de préjugés!

jobin 04/02/2008 19:24

bea , relisez bien votre texte n° 21,  vous verrez que mon intervention à ce niveau est suffisamment bien étayée pour qui veut comprendre , je clos la polémique .

Bea 04/02/2008 11:58

Jobin, je suis fille de paysans tres modestes mais au coeur gros! J'ai reussi dans la vie, grace au systeme Francais! Je suis peut etre une exception mais cher Jobin, un etude recente montre que 30% d'enfants de milieu modeste atteignent l'enseignement superieur! Ce qui compte, chez les parents, cest l'intelligence du coeur et l'honneté! Ctes primordial pour que l'enfant reussie! mes parents n'avait pas grand chose, mais le peu qu'il avait il me l'on donné!  Demagogique en quoi exactement? Sans aucune argumentation, vos propos sont totalement inutiles!

jobin 03/02/2008 18:36

 Chère bea article n°21 : vôtre texte est de la plus haute démagogie , j'ai cotoyé le milieu enseignant , pour leurs enfants je connais leur principe égalitaire , d'accord il n'est pas question d'argent , mais de passe droit , tout pour leur faire suivre de brillantes études  dans les meilleures écoles ...Quand au marchand d'illusion il n'a pas fini de vous étonner

lucie 03/02/2008 12:44

oui, je partage assez votre analyse, mais je ne mettrais pas le même ordre ! sans doute par déformation professionnelle, d'ailleurs.

désamour ? oui . ou déception.. l'ennui c'est que nous humains quand nous sommes vraiment déçus par quelqu'un... ce n'est pas facilement retournable. ce n'est retournable émotionnellement que lorsque " le décevant" réussit à faire amende honorable ou du moins à s'expliquer de manière recevable. même avec un gros effort, je ne pense pas que nous soyons dans ce cas de figure.

mais vous avez sûrement entendu comme moi que beaucoup d'analystes se demandent si ce désamour n'est pas plus grave qu'il n'y parait. les députés de la majorité semblent en être les 1ers convaincus car actuellement, ils ont plus dans l'opposition que le PS...

au fond le Président est tombé dans son propre piège. le candidat a réussi à nous faire croire qu'il était plein d'idées de réformes et qu'il faisait les bonnes analyses, y compris sur le pouvoir d'achat car ses phrases étaient beaucoup plus nuancées que le résumé " le président du pouvoir d'achat" . et puis , patatras, il y a eu plusieurs bugs qui tiennent au coeur des français  en politique, ainsi qu'une grande difficulté à entrer dans la fonction et à la tenir.... si bien que maintenant même les paroles qui entraînaient de l'adhésion sont entendues avec de la suspicion ....lorsque l'on compare à des actes qui ne conviennent pas à tout le monde. lourd à porter tout ça.

hier soir ( samedi) Georges Séguéla était invité dans une émission de la 5. j'ai trouvé très intéressant son changement d'attitude. en décembre, il était dans le story telling et semblait nous raconter un conte pour enfants de 5/6 ans. tout était merveilleux, presque magique. hier il expliquait que le Président avait choisi plus de discrétion... mais dans sa façon d'évoquer la baisse des sondages pour des raisons de vie privée ( il regrettait cette réaction), j'en ai déduit qu'il avait " atterri" et que l'inquiétude était à l'ordre du jour.

story telling.... c'est bien quand c'est bien fait et seulement quand c'est bien fait!

vous avez remarqué ? on ne parle plus beaucoup de story telling.. par contre, il y a des sondages avec des questions orientées sur les actes du gouvernement . cela s'appelle se débarrasser d'une patate chaude en la lançant à son voisin..sin-sin!