Météo municipale

Publié le par blog-pl-seguillon

 

 

A huit jours du premier tour des élections municipales, droite, gauche et centre font leurs pronostics. L’opposition escompte une victoire mais se défend de tout triomphalisme par crainte de démobiliser son électorat. La majorité redoute un échec mais néanmoins espère que les électeurs qui, avec 53% des suffrages, ont porté Nicolas Sarkozy à l’Elysée et qui sont aujourd’hui tentés de bouder leur camp, réagiront in fine au « lynchage » médiatique dont le nouveau président est aujourd’hui victime !

A la vérité, il faut se garder d’imprudentes anticipations.

Une élection n’est jamais jouée d’avance. Jusqu’à la dernière minute, un événement impromptu est susceptible de changer la donne au plan local comme au plan national.

Remarquons par ailleurs que les électeurs déterminent leur vote de plus en plus tard, certains hésitant encore au moment de pénétrer dans l’isoloir.

Il faut donc se contenter, à une semaine de l’élection, de mettre en avant un certain nombre d’éléments qui joueront dans l’orientation des suffrages.

  1. Ces élections sont d’abord des élections locales. Les électeurs se déterminent avant tout par rapport au bilan du maire sortant et des projets des candidats pour leur ville. Une majorité des citoyens choisit son bulletin de vote au regard des enjeux locaux : transports, logement, développement durable, conditions de vie. C’est dire que l’ancrage local du maire sortant ou de ses concurrents est essentiel.
  2. Si l’on prend pour référence le scrutin municipal de 2001, le renouvellement de 2008 devrait conduire à un rééquilibrage en faveur de la gauche. Celle-ci , en effet, a subi il y a huit ans un cuisant échec  partiellement occulté par sa double victoire à Paris et à Lyon. La droite détient en effet actuellement 220 villes de plus de 20000 habitants contre 170 à la gauche. Il faut ainsi s’attendre que cette dernière conserve, à quelques exceptions près, les villes qu’elle contrôle aujourd’hui et fasse en outre la conquête de plusieurs municipalités. Strasbourg, Caen, Toulouse ou Quimper, dirigées aujourd’hui par des équipes de droite, pourraient basculer de la sorte.
  3. Traditionnellement, les élections dites intermédiaires sont défavorables à la majorité en place. L’histoire des consultations passées l’atteste. Aujourd’hui en situation d’opposant, la gauche est donc de ce point de vue en position favorable.
  4. Si les enjeux locaux prédominent dans le choix des électeurs, la situation nationale sur- détermine en effet leur décision dans l’isoloire. Or, aujourd’hui, beaucoup de ceux qui ont choisi Nicolas Sarkozy lors du scrutin présidentiel, paraissent troublés par le style de gouvernance du nouveau président. C’est du moins ce que semble démontrer la chute de popularité de Nicolas Sarkozy dans les enquêtes d'opinion. Ceci peut favoriser la tentation de l’abstention à droite. Mais c’est surtout la très forte préoccupation du pouvoir d’achat conjuguée avec la flambée des prix qui est susceptible de radicaliser les oppositions dans l’électorat le plus populaire et de conduire des électeurs déçus à rejoindre leur famille politique d’origine - pour certains la gauche, pour d’autres la droite nationale.

Mais on ne peut pas non plus exclure, toutefois, un sursaut de dernière heure de cet électorat agacé des attaques tous azimuts dont le chef de l’Etat est l’objet après avoir été porté aux nues il y a quelques mois.

 

Au total, la tendance semble être au rééquilibrage en faveur de la gauche. La question est de savoir quelle sera l’amplitude de cette correction. Si elle est brutale et forte, on parlera au soir du scrutin de « Bérézina » de la droite. Si elle est en revanche modérée, la droite ne manquera pas de parler d'un bon résultat, voire de victoire, par contraste avec certaines prophéties trop optimistes à gauche… ou trop pessimistes à droite!

 

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gilles 06/03/2008 14:26

Et si on parlait un peu de la gauche et des ses mensonges...

Français la gauche vous bourre le mou !

http://www.koztoujours.fr/?p=628

de la mata jeanpaul 05/03/2008 01:19

Les municipales ?

Ah oui,c'est important pour gouverner,ça ?

breton 04/03/2008 10:47

Merci  enfin un vrai travail journalistique, certes je n'ai pas la même analyse que vous sur les dossiers mais enfin un journaliste qui fait son boulot : vous êtes devenu rare.

Bea 03/03/2008 22:24

Cher Claude Dubois, jespere que vous aviez compris que ma reponse a la question de Bouzid etait une blague, et que le but etait de remmettre Bouzid momentanement a sa place!!

Enfin, parenthese fermée, parlons de votre dernier commentaire: relaché aubout de 15 ans, et si cetait non pas 15 ans mais 20 ans, auriez vous plus confiance? Faut-il une retention a vie?

Sur ce principe de retention, j'avoue etre plutot en accord sur le principe d'etre tres severe! Et je ne suis pas contre le fait de soigner sil le faut les criminels et donc de les retenir plus. Je n'ai cependant pas les competences pour juger, de pretendre quel serait le meilleur moyen de soigner ces gens, et je pense qu'on devrait ecouter  les specialistes: cest a dire les medecins! Mais un medecin peut-il avoir le pouvoir d'un juge? ne faudrait il pas alors des juges ayant aussi une qualification de psychiatre? Si cela nexiste pas, il faut l'inventer! Il faut gealement une justice faite par plueisurs persobnnes, et non pas un seul juge: regardez un peu l'affaire outreau!  Un outreau bis, couple avce une peine de retention, ce serait la catastrophe!

Je suis pour egalement le bracelet electronique. Par contre je suis totalement contre la peine de mort! Et il est dommage que Mr sarkozy soit tres malhonnee sur ce point precis! Cest lamentable: qu'il assume sa pensée! Tout le monde sait qu'il est pour, mais qu'il n'ose pas le dire en public!

Quant a la notion d'inee et d'aquis sur les dangereux criminels, la theorie fumeuse de Mr sarkozy, elle est abjecte: si Mr Sarkozy disait vrai, cela voudrait dire que les petits fils et arriere petits fils de nazis  allemands sont des dangereux psychopates sanguinaires bons a etre enfermés....

Il ne faut surtout pas oublier que Mr le prince essaie en ce moment de remonter dans les sondages: et surtout de regagner les voix " des personnes éges de l'extreme droite qu'il a  perdues a cause de saCarlita et entraitant les gens de pauvres cons (cest beau pour un president non?): il nous parle de morale a lecole, de retour a l'ancienne, de plus de severités.. etc etc... que de bonnes paroles demagogiques, pour satisfaire les vioeus chnocs qui se disebnt "ah d'mon temps cetait pas comme ca et ben dieu."): tu parles! A leur epoque, cetait pire oui! ! L'idee d'un age d'or est idiot. L'age d'or, cetait quand on avait le moral! Ce netait pas quand on vivait mieux car a lepoque, lesperance de vie etait bien plus faible!  La baisse du moral est en grande partie du aux nouvelles technologies, et a l'abrutissement par la télé et la presse people ou pas dont le niveau est en chutte libre: certaines nouvelles technologies, que je considère inutiles  tendent a rendre les personnes plus egoistes: télévsion portable, internet wifi, etc..: on ne se parle plus, on ne prend plus le temps de rigoler, cest duc gacun pour soi! Cela conduit a une certaine deprime! Sans parler des journaleux qui ont envahi la télévision en se substituant aux reality shows!

 Mr sarko le prince joue les pompiers pyromane: il cree les probleme (plus de pauvreté, donc plus de delinquance), pour ensuite se gausser devant la populasse, et barsser du vent avc des disciours sur la morale, une  grande severité. Il faut en somme voir plus loin que son nez, chers compatriotes, et ne pas se laisser aussi facilement embrigadé par des discours qui semblent  apeser  vos frustrations! Il faudrait soigner le mal a sa racine, cest a dire faire diminuer la pauvreté.

La vie etant plus compliqué (plus de parerasses, moins de temps libre), les gens veulent des discours simples et simplistes: cest pourquoi ils ont adoré Sarko... Ils se rendent cependant compte aujourdhui que ce netait qu'un beau parleur, que ses disciours etaient tous redigés a lavance par les deux G (guenot, gueant), et qu'il est nul en improvisation, semporte tres vite, et ne tient pas ses promesses... sans parler des 170% d'autoaugmentation.. des rolex.. des bagues diors, des hotels 6 etoiles en egypte, des jets de Bollore, de la Carlita.. etc..etc..

evelyne44 03/03/2008 20:36

Je voudrais d'abord faire une prémisse : je n'aimerais pas du tout habiter à côté d'un pédophile, ce d'autant que j'ai un garçon de 12ans. je précise même que je préfère garer ma voiture dans des parkings couverts équipés de video surveillance quand je dois la récupérer tard le soir. Je suis comme tout le monde, je préfèrerais ne pas avoir à nourrir de craintes sur ma sécurité ou celle de ceux que j'aime plutôt qu'être inquiète.



Ceci dit, mon point de vue sur cette affaire : je pense que c'est une manoeuvre très habile de Sarkozy pour regagner en popularité. Il savait certainement que le conseil constitutionnel refuserait la rétro-activité de la loi. Il peut ainsi prendre la France à témoin : "Regardez ces vilains juges gauchistes qui m'empêchent de protéger d'iinnocents enfants des griffes des pédophiles qui les menacent". Et la gauche, qui n'en rate pas une pour montrer sa bêtise profonde, tombe immédiatement dans le panneau.

Concrètement que faire pour régler le problème : la loi sur la rétention de sûreté, c'est bien mais elle ne s'appliquera que dans 15 ans. On peut même poser des peines à vie incompressibles pour les délits de pédophilie comme en Angleterre. En attendant, on a des moyens de se protéger : port du bracelet électronique obligatoire, réponse obligatoire aux convocations de contrôle (le violeur du petit Aniss ne s'était pas rendu à une convocation et personne n'avait songé à vérifier ce qu'il faisait), une plus grande fréquence de ces contrôles, une restriction du périmètre où les pédophiles sont autorisés à se déplacer, une éventuelle publication d'un fichier des condamnations pour pédophilie. On peut envisager aussi des video surveillances à proximité des écoles ou jeux d'enfants où les pédophiles vont souvent repérer leurs victimes.  Je pense que si on veut on peut se donner les moyens d'empêcher au maximum ces individus dénaturés de nuire, sans pour autant revenir sur ce pilier de nos institutions qu'est le conseil constitutionnel. Ce serait un précédent, et il est bon dans une démocratie que les limites du pouvoir soit respectées. "Pour assurer la liberté, il faut que le pouvoir limite le pouvoir" Montesquieu. Esprit des Lois.