Municipales à saute mouton

Publié le par blog-pl-seguillon

     Nicolas Sarkozy adapte son comportement et son discours à la situation !

     Au début du mois de janvier dernier, la majorité pouvait encore espérer un résultat honorable aux élections municipales. Le président de la République avait alors annoncé qu’il s’engagerait personnellement dans la bataille électorale  pour mobiliser son électorat. Selon lui,  «  le concept même d’élection dépolitisée était absurde ».

     Depuis que la météo électorale est défavorable à la droite, en revanche, Nicolas Sarkozy déclare ne plus voir  dans ces municipales qu’une « péripétie » qui ne saurait le distraire de son œuvre : la réforme.

     Ce changement de discours a un objet bien précis. Il s’agit de banaliser par avance le résultat d’une consultation électorale que les enquêtes d’opinion promettent mauvaises voire très mauvaises pour la majorité. En annonçant par avance qu’il ne procédera pas à un remaniement gouvernemental conséquent et qu’il ne modifiera pas son équipe élyséenne de manière significative, le président cherche à réduire une probable déconvenue électorale au rang d’épiphénomène.

     Il ne manque d’ailleurs pas d’arguments valables pour justifier cette attitude.

     Les grands ministères sont tous aujourd’hui attelés à la préparation de la présidence française de l’Union européenne. Changer leurs titulaires à trois mois de cette présidence serait contre productif.

     De même, renoncer à un certain nombre de réformes nécessaires comme celle des retraites au motif d’un désaveu électorale, enfoncerait un peu plus encore le pays dans la crise.  

    Seulement,  le chef de l’Etat ne saurait  poursuivre la modernisation du pays et affronter une situation économique particulièrement difficile en situation de grande faiblesse.

    Or, si les municipales sont franchement mauvaises pour la majorité,  Nicolas Sarkozy   sera tenu responsable de cet échec.

    Et si le résultat est moins désastreux qu’annoncé pour la droite, c’est à François Fillon que sera attribué ce demi succès. Ce qui ne fera que creuser le déséquilibre en le chef de l’Etat et le Premier ministre.

    Dans les deux cas, en se refusant par avance à remanier son gouvernement et son équipe élyséenne, le président se prive pour grande partie de la possibilité de signifier de manière spectaculaire sa volonté de changer sinon de politique du moins de style de gouvernement.

 

 

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Claude 12/03/2008 00:29

Bonsoir Béa,

Je suis content de savoir où est allé notre argent. C'est ça la France : la solidarité. Il y a ceux qui reçoivent et qui doivent rendre un jour à ceux qui en auront besoin et il y a ceux qui donnent. Le plus dur c'est de recevoir, il faut de l'humilité alors que pour donner il faut simplement la fierté de faire ce qu'il faut. J'ai la chance de n'avoir jamais reçu plus que ce que mes parents pouvaient m'offrir. C'était pas beaucoup mais c'était déjà pas mal. Ils ont même eu une ferme dans le beaujolais avec des poules, deux cochons et deux vaches qu'il a fallu qu'ils apprennent à traire. A 7 ans j'étais trop jeune pour apprécier le piment de la situation.

Très rapidement, je vais vous expliquer d'où venait votre bourse. Cancre j'ai commencé à réagir quand je me suis retrouvé employé aux écritures à 17 ans, viré de mon école pour n'avoir pas été de l'avis de mon premier prof d'économie (c'est une autre histoire qui explique pourquoi j'aime la liberté par dessus tout). Alors après le boulot, sans bourse j'ai préparé l'expertise comptable en cours par correspondance. J'ai fini à l'armée en Algérie,  souvent sous la tente, et j'en profitais pour donner des cours de droit à mes officiers au fond du djebel. En échange ils me laissaient m'isoler pour étudier entre deux missions.

Rentré en métropole, en attendant de trouver un stage, j'ai trouvé un job d'ingénieur commercial dans ce qui serait un jour l'informatique. Nous bossions tous beaucoup, 12 à 15 heures par jour et 120000 Km par an, mais nous gagnions bien notre vie. J'ai franchi toutes les étapes pour devenir Directeur Commercial de la multinationale qui m'employait. J'ai passé beaucoup de temps à Dauphine (formation continue) parce que l'économie me passionnait.

Puis un beau jour j'ai décidé de franchir le pas et de créer ma propre boîte (une SSII), avec celle qui est ma femme aujourd'hui. Nous faisions le commercial et les analyses le jour et nous programmions la nuit, jusqu'à 18 heures par jour et des fois 24. Travail en chambre comme nous disions. Après avoir réuni le capital minimum nous avons créé notre SA capital 100000 F 25000 F libérés. Cours du soir et du samedi pour passer nos DPE (ingénieur). Nous avons innové, pris la première place de notre marché. Puis embauche d'une secrétaire puis d'un programmeur, puis d'un ingénieur, etc.

Quand nous avons vendu pour raison de santé (saloperie de tabac) nous étions 80 et faisions 40 millions de francs de CA (600000€). C'est à dire que nous produisions chaque année 38 millions de valeur ajoutée soit près de 8 millions de TVA + 13 millions de charges sociales qui rentraient grâce à nous dans les caisses de l'Etat ou des organismes sociaux.

Et il est probable qu'une partie de cet argent ait été donné à vos parents en plus des subventions de la PAC pour vous payer vos études. Je suis content d'avoir trouvé quelqu'un qui a profité de notre travail. Ce n'est pas à nous qu'il faut rendre cet argent mais aux jeunes qui comme vous auront besoin de votre coup de main.

Si j'avais été un assisté, je ne suis pas sûr que je ne me sois pas complu à ça. Il parait qu'on y prend gout.

Je ne sais pas si on nait bagarreur ou si on le devient. En tout cas moi je l'ai été. Une preuve de plus ? Quand nous nous sommes retirés des affaires et comme ma femme voulait depuis toujours être prof, nous avons passé le concours et je devenais sans doute le plus vieux prof certifié stagiaire (IUFM puis concours dans le premier quintile à  56 ans et titularisé à 57).

Alors arrêtez de pleurnicher. Je ne sais pas si je suis de la France d'en haut ou d'en bas mais j'ai démarré très en bas avec le simple CAP que ma cancrerie m'avait octroyé à 17 ans et mon intelligence pas encore trop usée. Mais moins d'un an après j'ai décidé que je serai au moins aussi titré que mon premier patron issu de HEC qui m'y a encouragé. Et je n'ai jamais vraiment quitté l'école depuis.

Sachez aussi que je ne suis servile avec personne. Mes métiers m'ont permis de négocier avec de très grands personnages qui n'aurait probablement pas apprécié la servilité.

Je vous remercie pour votre gracieuse proposition de rigoler quand je remplirai votre sac à provision. Mais entre nous soit dit, si les caisses de retraite n'ont plus les moyens de payer ma retraite assez confortable, il y a belle lurette que les fonctionnaires ne seront plus payés et la caissière ce sera vous si vous réussissez l'examen alors que moi je pourrais encore faire du conseil aux entreprises et ça paye bien. Quand on a la bosse des maths, les fonctions les plus récalcitrantes sont un loisir. Pour rendre un fond de caisse juste, il faut en plus un minimum d'intelligence. Et ça, à vous lire, c'est pas gagné.

Bonsoir, je suis sûr que d'avoir trouvé votre bienfaiteur va vous faire passer une bone nuit.

Claude

Bea 11/03/2008 21:03

Tout ce que je sais Claude, cest que mes parents sont de modestes agriculteurs ayant 15 vaches, et que si la France avait ete comme aux USA, comme  l'etat tres liberal dont vous revez, si mes parents navaient pa pu touche une bourse de 15,000 francs par an, jamais je n'aurais pu faire de telles etudes...

Voila, cest simple clair et net! Tres sarkozien quoi..

Je vois que vous etes issue de la France d'en haut: tant mieux pour vous et pour vos enfants. Je comprends tout a fait votre interet a avoir un liberal au pouvoir. Mais voyez vous, il ne faut pas oublie les autres. Cela s'apelle la solidarité nationale! Et je ne pense pas que mes parents, travaillant 7jour sur 7, n'ayant jamais eu de vacances, aient ete des assistés!

 Etant fille de parents modestes, je sais tres bien que  je ne suis pas la seule dans ce cas, et les autres, ceux des generations qui me suivre, meritent tout autant que moi la chance d'avoir profité de systeme educatif gratuit!  Ce serait de l'ingratitude tout simplement!

Il est normal que tout le monde ait les meme droits d'access a l'ecole! Il est normal que tout le monde ait les memes droit d'acces aux soins medicaux!  Arretez vos imbecilites en nous faisant passé pour un modéré! Personne sur ce site n'y croit une seconde! Cest pour mieux faire passer vos discours que vous nous sortez ca?

Vous voyez, je reve d'une chose: qu'on jour la France devienne les etats unis, dans disons 10 ans quand vous aurez pres de 80 ans, et que je vous rencontre , dans un supermarché à la caisse, en train de remplir mon sac de plastique pour moi, tel un esclave, à 3h du mat un dimanche , pour pouvoir vous rembourser l'emprun que vous avez fait pour vous payer une operation de la prostate suite a un cancer.... Ca serait amusant je crois....  

Vous avez vu la derniere? Certains de vos copains  sarkozistes veulent supprimer l'ecoile maternelle! Une honte! Histoire de faire des economies pour l'etat: la raison officielle etant que l'ecole maternelle se sert a rien et en plus cree des inegalités... C'est du nimporte quoi!  La vraie inegalité, justement, cest qu'on laisse aux parent eduquer jusqu'a tres tard leurs enfants: cest comme ca justement que lon va creer de gros ecarts,!!! Ces gens la sont ou bien des  imbeciles nés, ou des hypocrytes!

J'ai une devinette pour vous: qui a dit cette phrase?

"JE SERAI un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore. "

Hein, cest qui? Vous allez me dire, que cetait une blague sortie de son contexe hein? du second degre?  ouhai... tous les gens modestes ont du s'en tordre de rire..... Minable et honteux!

Jacqueline 11/03/2008 01:13

Contrairement à ca que les médias n'arrêtent pas de nous bassiner depuis quelques semaines les municipales ne sont pas catastrophiques 47%-45% pour un gouvernement qui fait des réformes importantes à tour de bras en si peu de temps c'est quand même honorable ! 2/3 des ministres sont élus dès le 1er tour mieux que Jospin alors on ne peut pas parler de sanction et puis les élections municipales sont locales et pas nationales!

Il faut dire que l'opposition a utilisé toutes les ficelles pour cette campagne ,SMS,Appel républicain des loosers et une campagne médiatique très virulente!

Claude 11/03/2008 00:36

PS pour Béa,

La défaite n'est pas cuisante n'en déplaise à ceux qui avaient prédit le contraire. Tous les commentateurs honnêtes le reconnaissent. J'avais moi même dit, le jour où j'ai compris que  l'opinion a basculé, un peu tard, "...et si Fillon et Sarkozy étaient en train de ne pas perdre les élections...". Le lynchage médiatique (comme le dit monsieur Séguillon) a dépassé la dose admissible. Le faux SMS a été la goutte de trop.

L'opinion n'a pas eu le temps de se ressaisir complètement. Les derniers hésitants se sont abstenus. Reviendront ils au bureau de vote ? C'est tout l'enjeu du 2eme tour. Attendons.

Le seul grand perdant est Bayrou qui est l'arbitre de rien du tout. On n'est jamais l'arbitre de quelque chose quand on n'a pas une attitude "codifiée" claire et prévisible en toutes circonstance.

Bonsoir,

Alceste 11/03/2008 00:30

Une chose est sûre : S.Royal, au bout d’un an de réflexion (?), affiche sa frivolité d’esprit avec un constance impressionnante. Si l’on s’en tient à ce qu’elle dit, elle n’a toujours pas compris l’essentiel : Les électeurs du MoDem sont des esprits libres, un peu compliqués certes, mais qui ont définitivement secoué le joug. On reste confondu de l’entendre encore évoquer l’élection présidentielle passée pour prétendre que le ralliement personnel de F.Bayrou (qui ne présidait pas encore aux destinées du « MoDem », justement) lui aurait assuré son propre succès. Elle paraît donc irrémédiablement incapable d’admettre que les électeurs « de gauche » qui s’étaient ralliés au projet de F.Bayrou au premier tour ont effectivement maintenu leur désaccord avec le programme de N.Sarkozy au second tour : ils n’avaient pas d’autre choix, malheureusement, que de voter Royal, ce qui ne signifie en rien qu’ils aient adhéré à la personne de l’intéressée, encore moins à son programme (et pour cause). Quant aux autres, ils ont tout simplement refusé de voter pour elle, adhérant explicitement ou implicitement au projet de N.Sarkozy, c’était leur affaire. Notons au passage que c’est bien cette situation absurde et ce vice de nos mœurs politiques que F.Bayrou dénonce depuis des lustres. En se précipitant pour appeler le P.S. aux alliances « partout » avec le MoDem, S.Royal n’a fait qu’exprimer une fois de plus ses limites, et, pire encore, son mépris pour l’électeur, ce qui est un comble pour qui prêche à longueur de temps la morale et le respect. Après s’en être prise à la crédulité supposée des personnes âgées, la voici maintenant qui pose en principe la servilité des partisans du MoDem. Le moins qu’on puisse dire est que la prétention de S.Royal ne brille pas par sa finesse, car dans les communes concernées il est assuré de toute façon que les candidats, de quelque « bord » qu’ils soient, se passent aisément de ses injonctions, tout occupés qu’ils sont, lorsque des alliances s’avèrent nécessaires, à s’accorder sur des positions réputées contradictoires, leur crédibilité dans leur paroisse en dépendant, autant que la réalisation de leurs projets locaux. Ce n’est donc pas simple et il n’était vraiment pas besoin qu’elle s’en mêlât. Quant aux félicités de la danse des sept voiles, ils se les réservent probablement pour la soirée du deuxième tour. On comprend cette faiblesse. Suffisance, insuffisances, arrogance, quand allons-nous enfin en sortir ? Il est avéré que la candidature de S.Royal a été la pire des fautes politiques, sauf à admettre que le parti socialiste n’avait plus de raison d’être, ce qui n’est, à l’évidence, pas le cas. A la vacuité d’un discours tout entier aujourd’hui réduit à la vindicte ou aux fantasmes, sous couvert de protection des plus faibles qu’il a lui-même mystifiés, qui opposera enfin une autre tête d’affiche ? En attendant Godot, le Président a effectivement tout loisir de pratiquer le saute-mouton. Certains s’en réjouiront, d’autres non