Chantal Sébire: Acharnement médiatique ?

Publié le par blog-pl-seguillon

Je me suis abstenu de commenter le souhait d’une  légalisation de l’euthanasie exprimé de son vivant par Chantal Sébire, défigurée par une maladie terriblement douloureuse. Moins encore je ne me risquerais à commenter son décès et  l’autopsie de son corps décidée par les autorités judiciaires.

Le sujet est grave. Il est difficile. La seule question qui vaille est : « Au nom de quoi refuser ou admettre une forme d’euthanasie ? » Les réponses ne sont pas évidentes. Il ne serait pas inutile que ceux qui ont charge de légiférer se saisissent à nouveau de ce problème afin de le traiter de sang froid.  Mais nous vivons dans une société qui fonctionne de plus en plus à l’émotion. Les médias y ont eu largement recours ces derniers jours. Abusivement parfois me semble-t-il au point que l'on ne savait plus si l'on était devant un cas d'acharnement thérapeuthique ou d'acharnement médiatique !  Or, l’émotion n’est pas de bon conseil.

Que cela ne vous empêche évidement pas de livrer votre sentiment sur ce sujet particulièrement douloureux et délicat.

 

Publié dans blogpls

Commenter cet article

Mirino 05/04/2008 20:07

Je n'ai pas lu les autres commentaires su ce sujet douloureux.Mais je crois que depuis la nuit des temps l'euthanasie ait été pratiquée discrètement selon la volonté des malades incurables et avec le plein accord bien évidement des familles concernées. D'ailleurs on pourrait avancer qu'une telle pratique est partie essentielle du serment d'Hippocrate.De toute façon elle n'est pas une question gouvernementale. Elle est surtout une affaire personnelle et une affaire médicale. Un politicien, même un Présidente de la République n'a pas la compétence pour répondre aux telles questions médicales et personnelles ou trouver la solution pour de tels problèmes. C'est aussi pour cela qu'à mon avis on ne devrait pas imposer une loi où en fait on devrait plutôt faire confiance à la profession médicale et à la décision des malades incurables et à leurs familles.Le fait qu'un loi sur l'euthanasie existe complique déjà les choses. Si l'autorité était rendue à ceux qui savent mieux (la profession médicale, les malades incurables e leurs familles) Chantal Sébire ne serait jamais été obligée d'abord d'attendre aussi longtemps, puis de se sentir obligée de médiatiser son cas, en écrivant même au Président, puis en se suicidant manifestement de manière assez désespérée, avant de subir obligatoirement, pour tout combler, une autopsie.Elle a fait son choix. Avec le soutien professionnel nécessaire il est peut-être possible qu'elle aurait pu arranger les choses autrement, certainement d'un manière plus digne et discrète. Mais sans doute elle voulait contribuer son cas terrible et dramatique à faire évoluer les choses légalement. Je ne suis pas sûr qu'elle ait eu raison mais on peut tout de même admirer son courage.

pierre roussin 03/04/2008 19:56

bonjour, je suis du peuple et nous sommes 20000 retraites de gauche a avoir votes sarkozi en haute savoie, et aujourd'hui encore nous sommes avec lui!!!lui seul a le courage de tous vous defier vous les journalistes, alors que ni la droite ni la gauche n'avaient jusqu'a ce jour décidé de réformer la france en profondeur!!!nous avons pris depuis 1981 20 ans de reatrd que nous payons aujourd'hui malheureusement et sarkozi n'est pour rien dans la crise économique mondiale!!!lle peuple français n'a pas envoyé de messages au president de la republique, il a simplement voulu retablir l'equilibre des communes apres la claque de la gauche en 2001!!!c'est tout!!!n'allez surtout pas chercher plus loin!!!!oui a la guerre en irak, au liban, au pakistan, en afganistan, oui partout ou le terrorisme integriste menace l'équilibre de l'occident!!!pour que nos enfants et petis enfants vivent en paix plus tard!!!a nous de faire le sal bouleau!!!merci!!!

bouzid 25/03/2008 14:06

Toutes les semaines, pour mieux vendre leur sauce ou faire grimper leur audimat, les médias nous bombardent d'articles, d'émissions ou d'informations qui nous poussent à réagit plus par nos sentiments que par un jugement raisonné, pragmatique et équilibré. Je suis désolé de voir que le cas de Mme Sebire, qui devrait générer des débats clairs, sains et franc, devienne de l'événementiel pour les uns et du sensationnel pour les autres. Je suis contre l'euthanasie, pour la définition même de l'euthanasie, qui selon F.Bacon, "est la fonction du médecin de rendre la santé et d'adoucir les peines et les douleurs, non seulement lorsque cet adoucissement peur conduire à la guérison, mais lorsqu'il peut servir à procurer une mort calme et facile". Par cette affirmation, Bacon prenait position dans un débat très ancien, et d'actualité de nos jours. Un homme profane ou spécialiste, a-t-il le droit d'attenter à la vie d'autrui pour une fin louable? Et comment définir une fin louable? N'est ce pas la pitié qui nous fait réagir, plutot que le devoir de respecter la vie? Est-ce le respect ou la pitié qui sauvegarde le mieux la dignité humaine? Pourquoi à chaque fois qu'un procés d'euthanasie a eu lieu, il s'est terminé par un acquittement ou des peines minimes, ce qui montre combien la conscience hésite à condamner ces gestes de compassion. Il reste là un cas de conscience que chacun, en prenant ses risques, tranche souvent comme il l'entend.

Toutes ces questions doivent bien sur nous faire féfléchir, mais à froid, pas dans la tourmente médiatique voulue du moment.

Le dernier événement marquant est celui du Tibet. En examinant toutes les cartes politiques que j'avais de disponible, le Tibet a de tout temps fait partie de l'immense territoire chinois. C'est pourquoi je me demande: d'où surgit l'idée d'une invasion communiste au Tibet en 1951.

Bien sur que tous les peuples peuvent exiger leur indépendance?

Bien sur que tous les peuples peuvent exiger plus de démocratie?

Je le cmprend et je l'appuie. Mais n'essayons pas de changer l'histoire. Dans les révoltes de ces derniers jours ce que j'apprécie est la double morale des politiques et des médias sur la situation. Je me demande? Quand y a-t-il eu une manifestation ou les mêmes manifestants incendient les magasins, banque et autres établissements, brulent des voitures, s'attaquent aux passants? De quelle manifestation pacifique nous parlons? Quel gouvernement n'enverrait pas les forces de sécutité pour contrôler la situation? Si cela arrive dans une autre région du monde y aurait il auant de pression sur le gouvernement de la dite région? Ne serait ce pas une double morale de profiter de l'organisation des jeux olympiques pour montrer du doigt le gouvernement chinois?

Ainsi je me pose la question, dans cette situation que feraient les gouvernements occidentaux? Quelle sensation auraient-ils si les jeux olympiques se politisaient alors qu'ils en sont les organisateurs? Ne serait il pas meilluer de laisser la chine bien organiser ses jeux pour qu'au passage s'ouvrent les portes vers la démocratie?

 

Alain 25/03/2008 10:14

En référence à mon post précédent, merci de lire loi Leonetti et non Deonetti comme je l'ai écrit par erreur.

Alain

Alain 24/03/2008 18:55

Cher PLS,

Oui, il est bon parfois de savoir poser les conditions d’un problème, votre réserve est honorable.

Chantal Sébire par l’intermédiaire de son avocat Gilles Autonowicz (membre de l’association militante ADMD), aurait simultanément sollicité plusieurs actions publiques dans le cadre de sa demande éminemment poignante et compréhensible :

() La presse sous la forme de déclarations et d’interventions télévisuelles (avec des vues récentes impressionnantes)

() Le Chef de l’Etat dont la réponse rapide est intervenu sous la forme d’un examen de sa maladie par un groupe d’experts mandaté.

() La justice pour tenter d’obtenir une autorisation du juge (son projet).

Personnellement je ne peux m’empêcher de ressentir un certain malaise, Martine Sébire se serait opposée à un traitement de soins palliatifs (allergie à la morphine). Elle suivait dernièrement un traitement très léger (non confirmée), pour autant que j’ai pu en juger, son expression orale était correcte et cohérente.

Il n’est naturellement pas question de douter de son état de souffrance physique et morale, mais plutôt de s’interroger par rapport à la loi du rapporteur Jean Deonetti qui selon les déclarations de nombreux médecins de soins palliatifs, cette loi de 2005 offre une voie de départ douce et encadrée (Bernard Devalois, Olivier Jonquet, Marie de Hennezel)

En dehors de la campagne de presse qui porte ses fruits relativement rapidement, je doute aujourd’hui que Chantal Sébire et son entourage aient exploré véritablement les éléments de réponse que ce soit ceux de la médecine palliative, ceux de la Présidence et ceux de la justice.

La rapidité de sa disparition, semble procéder d’un projet dont l’issue fatale était programmée.

Il semble que les termes et les conditions d’applications des soins palliatifs de la loi Deonetti soient ignorés non seulement des commentaires de ce blog mais également de nos spécialistes de presse.

Même avant la loi de 2005, alors que notre pays était très en retard sur les soins palliatifs, nombre de médecins en tête à tête avec leurs patients procédaient en leur âme et conscience à l’aide demandée (Léon Schwartzenberg 1994).

Aujourd’hui la présence de ces spécialistes des soins de fin de vie réduit les cas d’euthanasies clandestines et ce sentiment de frustration ressenti par tout médecin qui est susceptible d’ôter la vie brutalement parce qu’il ne sait pas procéder aux soins palliatifs de fin de vie dans un encadrement affectif.

Alain