Xavier Bertrand au grand Jury

Publié le par blog-pl-seguillon

C’est un grand Jury important que celui de dimanche prochain qui aura pour invité Xavier Bertrand. Les dossiers sociaux dont ce ministre a la charge sont nombreux, délicats et sujets à débat, voire objets de conflits avec les organisations syndicales : revalorisation des pensions  et du minimum vieillesse, chantier des retraites avec l’allongement annoncé de la durée de cotisation à 41 ans pour les salariés du privé, réforme du marché du travail avec un allongement des périodes d’essai, un nouveau mode de rupture du CDI  et un nouveau CDD de projet,  prise en charge de la dépendance , cinquième risque de protection sociale… Ce sont des dossiers forts techniques mais qui concernent la vie pratique de chacun à un titre ou à un autre. Sur tous ces sujets et sur d’autres, vos suggestions nous aideront à préparer cette émission.

 

 

 

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Bea 09/04/2008 15:08

Claude, daccord avce vous , repoussons l'age de la retraite, mais a une conditions:

Que ceux qui vivent encore  et qui sont déja  a la retraite reprennent du service et fassent eux aussi leur 41 ans!

Ah tiens la, ya plus un seul sarkozistes..... comme cest bizarre...:))

Claude 02/04/2008 15:50

Bonsoir,

Le fait de donner à cette émission un style "piège à con" du type interrogatoire de police musclé, l'invité ne finit jamais ses phrases ce qui est très désagréable pour ceux que cela intéresse.

Xavier Bertrand a eu du mal à dire ce qu'il était venu dire. Son message a été troublé par des journalistes plus enclins à lui faire dire (avouer) ce qu'il ne pensait pas ou ne voulait pas dire plutôt que de le laisser expliquer ce qu'il voulait dire et que nous voulions savoir comme par exemple, "comment remettre les quinquas au travail ?"

Tout le monde sait qu'il faut repousser la date de retraite et tout le monde sait qu'un nombre important de quinquas et plus ne sont déjà plus au travail à ce moment là.

J'aurai aimé que X. Bertrand nous dise comment remettre les quinquas au travail afin que leur donner la retraite un an plus tard qu'aujourd'hui ne soit pas une solution idiote et insuffisante.

Si les quinquas ne retournent pas travailler, repousser d'un an la retraite de ceux qui travaillent encore sera insuffisant et il faudra alors la repousser de 2 à 3 ans pour le moins.

Il pourrait, par exemple, faire la publicité de la suppression de la  Contribution Delalande  qui décourage les entreprises de recruter un salarié juste avant ses 50 ans ou juste après. Les experts-comptables le savent mais beaucoup d'entreprises ne savent pas encore qu'ils peuvent recruter sans risque un salarié de 50 ans ou plus. Avec les 35 heures, cette loi était une des deux illustrations les plus caricaturales de l'interventionnisme incompétent de l'Etat socialiste (une loi sensée protéger les quinquas mais qui les condamnait au chômage précoce et irrémédiable). La suppression de la Contribution Delalande au 1er janvier 2008 doit permettre aux entreprises d'embaucher des quinquas et de ne plus licencier ceux ci avant leur 50 ans, par précaution.

Au passage, il faut souligner que l'argument des syndicats qui consiste à refuser le passage à 41 ans de cotisation au prétexte que, puisque qu'un nombre important de quinquas est au chômage, cela fera baisser les retraites est idiot. Le chômage des quinquas fait baisser les retraites et ne pas passer à 41 ans de cotisation les fera toutes baisser encore plus.

Cordialement,Claude

anne 31/03/2008 10:30

Je ne trouve pas que JMA et PLS soient "dans leur rôle". Les questions sont désormais uniquement faites pour "obtenir" la petite phrase, faire trébucher. Je regrette les questions de fond de Nicolas Bethoud. L'espace laissé à l'invité pour répondre se réduit comme peau de chagrin. Je regrette que cette émission soit de moins en moins intéressante à suivre, du fait des journalistes.

Annick 30/03/2008 22:19

Et bien, Bertrand n'a pas convaincu. On sent l'excellent rhétoricien, l'adepte de la maëutique franc maçonne mais la vérité n'y était pas, la sincérité faisait place à l'esquive.Difficile de croire à l'absence d'austérité comptable à moins de croire à la multiplication des pains!Difficile de croire à la non-responsabilité du gouvernement dans l'augmentation des déficits et la contre partie des réformes ou des promesses irresponsablement faites.Si NS tient toutes ses promesses, ce sera pire dans le contexte économique actuel et à venir.JMA et PLS furent dans leur rôle et firent apparaître  le hiatus entre la com' et la réalité. Bravo. Cela nous change des interviews "faciles" où l'argumentation est excluse.

Sans idéologie, sans parti pris, dans le flou entretenu actuel, avec l'espoir d'une relance française, nous voulons savoir ce qui nous attend et c'est la moindre des chose!

Jeff de Burlats 28/03/2008 22:40

Les commentaires "très convenus" et agressifs de certains représentants syndicaux, sur les pas de porte, à l'issue de réunions essentielles sur l'avenir et la survie du système de retraite par répartition, reflètent-ils la réalité des échanges à huis-clos? Que pense le ministre du syndicalisme français, le plus rétrograde d'une Europe du travail en quête de ressources nouvelles?

Merci, bonne émission.