Saussez, sauveur

Publié le par blog-pl-seguillon

  

   Après une semaine caractérisée par de nombreux dérapages dans la communication gouvernementale et avant de renouer avec l’opinion à l’occasion d’une prestation télévisée programmée lundi prochain, Nicolas Sarkozy s’emploie à  reprendre en main ses ministres ainsi que le parti majoritaire.

 

 

 

   Dans l’affaire des OGM, le chef de l’Etat a rendu un arbitrage favorable à la position restrictive de Nathalie Kosciusko Morizet.

 

 

   Ce matin, il a demandé à ses ministres de faire preuve de davantage de loyauté et de solidarité.

 

 

   Cet après-midi,  il a convié les membres du bureau politique de l’UMP à serrer les rangs et à faire œuvre de pédagogie des réformes auprès de l’opinion.

 

 

 

   Enfin, le président a appelé son ami le publicitaire Thierry Saussez au poste de délégué interministérielle à la communication pour coordonner la communication gouvernementale et éviter la répétition des couacs auxquels on a assisté la semaine dernière.

 

 

    Il n’est pas certain pourtant que ces rappels à l’ordre et la nomination d’un "Monsieur communication" suffisent à rendre cohérente l’expression gouvernementale. Les dysfonctionnements auxquels on a assisté la semaine passée sont en effet la conséquence de problèmes plus graves de simples difficultés de communication.

 

 

    Un problème d’homme au sommet de l’Etat.

 

    Nicolas Sarkozy et François Fillon ne s’entendent pas et ne se parlent plus gère. La popularité celui-ci exaspère celui-là. L’Elysée déplore que le Premier ministre ne s’expose pas davantage. Matignon se plaint que le président veuille tout faire et néanmoins réclame de François Fillon qu’il soit plus interventionniste.  Le couple se doit pourtant de durer au moins jusqu'à la fin de la présidence française de l'Union européenne. Ce ne sera pas sans heurts.

 

 

   Un problème de gouvernance au niveau législatif et militant.

 

   Gouvernance du groupe parlementaire qui se sent marginalisé et qui ne se reconnaît pas vraiment dans son président, Jean François Copé. Gouvernance du parti UMP qui ne parvient pas à jouer  son rôle de relais et dont le secrétaire général, Patrick Devedjian est de plus en plus contesté.

 

 

   Un problème économique épouvantable enfin, conséquence des libéralités indues des premiers mois du quinquennat et d’un climat international maussade. 

 

   Réformer sur le long terme et trouver néanmoins dans l’urgence les économies qui permettront d’apurer les comptes publics et sociaux tient de la quadrature du cercle et réclame pour tout le moins des dirigeants politiques une coordination et un professionnalisme qui ne sont pas également réparti dans le gouvernement. 

 

 

 

 

 

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olivier 23/04/2008 15:52

Vous avez raison claude je ne vois pas pourquoi je m'intéresse à vos argumentations puisque vous "n'ecoutez" pas ce que je vous dis et que n'étant pas d'accord avec vous je fais de l'opposite aigue.

Quant à embrouiller qui vous voudrez avec vos sauces sur la productivité, c'est digne de votre club d'amis et de NS. En attendant cela ne fait rien avancer dans le discussion et je vous précise au cs ou pour vous tout le modem est constitué d'anciens socialistes que j'étais electeur de droite et que je penche toujours pour des politiques économiques libérales et capitalistes. Mais moi je ne réduit pas les hommes à des chiffres...

Olivier

Claude 21/04/2008 23:15

Olivier,

Vous citez des trucs sans les comprendre.

Meilleure productivité du monde ? A l'heure ? Au mois ? Par individu ?

Quels sont les facteurs de la productivité ?

Qualité du travail de la main d'oeuvre ? Bonne mécanisation ? Bon encadrement ? Procédés innovants ?

Parmi les pays industrialisés, nous avons une des plus mauvaise productivité par actif !  On travaille bien avec de très bons outils mais pas assez longtemps.

La protection sociale n'est pas faible. C'est la protection sociale la plus protectrice du monde et de loin. Mais si on ne travaille pas plus elle va disparaitre. Je sais que les Modémistes de gauche n'aiment pas plus l'arithmétique que les socialistes mais il faut faire avec. La protection sociale se calcule en pourcentage de ce que nous produisons. Elle n'est pas indexée sur nos siestes ou à nos trop longues vacances. Mes petits élèves de 3ème comprenaient que l'on ne peut pas distribuer ce que l'on n'a pas. Comme ils ne faisaient pas de politique politicienne, ils n'avaient pas d'oeillères.

Si Bayrou avait été élu, comme il donnait la priorité au remboursement de la dette, la protection sociale serait bigrement en baisse, les impôts bigrement en hausse et le pouvoir d'achat dégringolerait. Comme vous allez dire que ce n'est pas vrai, dites plutôt comment faire autrement.

Vous êtes l'archétype de l'opposant qui s'oppose uniquement pour ne pas avoir à comprendre.

Si vos clients comme toutes les entreprises sont dans l'impossibilité de gérer convenablement leurs personnel, il est un peu couillon de le repprocher à Sarkozy. Même en 5 ans il ne pourra pas effacer 26 ans de course à la démolition des entreprises. La plupart des gens préfèrent perdre leur boulot que de perdre leurs avantages acquis. Ne vous attendez donc pas à revenir en 1981. C'était avant qu'il fallait se remuer. Mais qui a osé s'attaquer à nos problèmes ?

Claude

olivier 21/04/2008 06:55

C'est dommage ca commencait bien. Mais comme je vous l'ai déjà dit vous ne pouvez pas prendre les hommes et les femmes pour des machines dont il suffit d'augmenter la cadence sanns qu'elles se soucient de rien.

Non car il faut prendre en compte le bien être des gens et cela ne colle pas avec une protection sociale faible quant on veut fluidifier le marché du travail. Vous voulez des salariés qui bossent dur (et je vous signale que la productivité francaise est une des meilleures du monde) alors assurez leur qu'ils ne seront pas sans rien s'ils perdent leur poste et qu'ils auront le temps d'en trouver un autre car les patrons n'auront pas de difficiltés à les licencier !!

Chaque jour mes clients se trouvent confrontés à cette idiotie du "comment fait-on pour se débarasser d'un salarié".

Donc notre facon d'organiser notre travail ou en tous cas son cadre me parait être en lien direct avec la protection sociale car sans cohérence ca va faire mal.

Quant à dire que NS avance dans ce sens, je retrouve bien là votre objectivité sarkosyenne...

Assouplissement du marché du travail... si vous parlez de l'accord des syndicats c'est une fumisterie.

Réorganisation de la représentativité des syndicats... de la poudre aux yeux...

Pereniser notre protection sociale... je ne vois rien qui remette en cause le déficit chronique de la sécu

Réorganiser la distribution des aides... vous irez m'expliquer en quoi les modifications faites apportent un plus. Comme je l'ai déjà dit soyons strict sur les règles existantes et nous n'aurons pas besoin d'en inventer d'autres...

Cdt

Olivier

Claude 20/04/2008 11:07

Olivier,

D'accord avec vous pour les 35 heures. Mais c'est impossible de revenir vraiment en arrière sans problèmes sociaux. Les 35 heures font désormais partie des "trucs" dont tout le monde sait que cela a été une sottise mais qu'il devient impossible de corriger.

Contrairement à ce que vous dites, il s'agissait non pas de partager le travail mais de partager le chômage. Vu de loin cela peut sembler être pareil mais c'est très différent. C'est Léontief (prix Nobel d'économie, excusez du peu) qui parmi les premiers a plaidé pour une semaine plus courte. Son plaidoyer a été repris par Rifkin et tout ça ne reste que de la littérature, pour Léontief parce qu'il s'est trompé (au moins à court terme) et pour Rifkin qui ne s'est pas trompé en touchant là un énorme succès de librairie. Là où ça devient grave pour nous c'est quand Rocard s'entiche de Rifkin et fait de son best-seller "La fin du travail" son livre de chevet. Et là où ça tourne au cauchemar c'est quand il réussit à convaincre Martine Aubry qui tient bien de son papa qui s'était entiché, à contre temps, de Keynes sans comprendre que les solutions de Keynes pour un problème donné ne s'applique pas à tous les problèmes (Keynes n'aurait à coup sûr pas été keynésien à la fin du XX° siècle).

La suite vous la connaissez. Il est plus facile d'expliquer aux français qu'il faut surtout travailler moins pour continuer à gagner trop plutôt que de leur expliquer que les 3/4 de la planète est en pénurie absolue et que pour nourrir, habiller, loger, transporter, informer, soigner tout ce monde là il y a encore pas mal de boulot. A en croire ceux qui savent, Dieu s'est reposé le septième jour et, en route pour l'âge d'or, nous n'en sommes qu'au second.

Les entreprises (pas toutes heureusement) se sont adaptées soit en délocalisant soit en augmentant sensiblement la part de capital technique par rapport à la main d'oeuvre dans leurs productions. L'effet à été l'inverse de celui escompté par les apprentis sorciers. Il est difficile d'estimer précisément le chômage net généré mais compte tenu de la croissance de l'époque on peut penser que nous avons perdu un million d'emplois (regardons ceux qui ont été créés en 2007 avec à peine 2% de croissance). Il faut encore 5 ans au moins, au gré des progrès technologiques, pour que la main d'oeuvre reprenne sa part d'avant les 35 heures.

La façon d'organiser notre travail n'a rien à voir avec notre protection sociale. C'est la production de richesses qui détermine notre niveau de vie et notre protection sociale est une part importante de notre niveau de vie. En attendant d'autres solutions (plus à craindre qu'à espérer), s'il faut travailler plus pour produire plus, alors travaillons plus.

Il faut cependant trouver un moyen d'adapter sans cesse les ressources à consacrer à cette protection sociale (surtout la santé) pour qu'elles correspondent à la demande croissante de moyens. Cette croissance est dopée par les progrès de la médecine (jusqu'à un plafond impossible à imaginer aujourd'hui et qui correspondra au maximum de sacrifices, en termes de bonheur, que nous saurons faire pour financer notre "vivre longtemps". Vivre heureux longtemps ou vivre malheureux très longtemps ? Ce sera la question.

Si tout le monde travaillait avec le même engagement, il serait facile d'indexer les ressources de la protection sociale sur le travail et de les prélever sur les salaires (comme cela est fait actuellement mais sans l'opacité actuelle - voir la discussion sur les charges patronales). Comme tout le monde ne travaille pas et en tout cas par avec le même engagement il faut plutôt indexer la protection sociale, au moins en partie, sur la consommation (TVA sociale ?).

Et au bout du compte, ceux qui savent regarder sans parti pris voient bien la cohérence de toutes les réformes entreprises actuellement qui sont toutes faites pour accroitre la quantité de travail (durée hebdomadaire et durée dans la vie), accroitre l'efficacité du travail (rationalisation de l'Etat, assouplissement du marché du travail, privatisation des freins au développement, réorganisation de la représentativité des syndicats, etc.), pérenniser notre protection sociale en réorganisant la distribution des aides aux familles sans la diminuer et en faisant de la pédagogie pour que les français comprennent bien que leur protection sociale est un élément de leur niveau de vie et que c'est leur travail (pas celui des autres) qui doit la financer. Etc.

Tout doit être fini dans 4 ans pour que le successeur de Sarkozy en récolte tous le mérite.

Chaque réforme embête au moins quelqu'un (y compris les journalistes), alors...

Cordialement,Claude

BOUVET Louis 20/04/2008 09:31

A P.L SEGUILLON ses collègues de LCI et d'ailleurs

Les sondages, sont le réultat normal des campagnes de désinformation de la majorité des médias. vous interprétez des rumeurs et même des fausses nouvelles, lancées par les officines spécialisées.

Vous avez le monopole de la pensée, unique. Je vous conseille de lire le livre d'Eric BRUNET: ETRE de droite un Tabou Français.

Louison.