Sarkozy-Fillon: "Je t'aime, moi non plus"

Publié le par blog-pl-seguillon

C’est donc la version officielle. Entre Nicolas Sarkozy et François Fillon il n’y a pas l’ombre d’une tension comme l’ont prétendu les journalistes ( nous nous comptons dans le lot ).  Le président pris soin de le préciser lors de son émission télévisée de l’autre jeudi. Le Premier ministre l’a confirmé dans un entretien publié hier par le Journal du dimanche.

Voire ! Force est de reconnaître que le chef de l’ Etat a fait le service minimum vis-à-vis du chef du gouvernement :  « On travaille main dans la main (...) C'est un bon Premier ministre. ». De son côté, François Fillon ne déborde pas d’enthousiasme dans le JDD. S’il se dit « fidèle et loyal  », il ajoute aussitôt qu’il n’est pas « courtisan » comme s’il reprochait à l’entourage du chef de l’Etat de pécher par flagornerie. Le Premier ministre convient en tous les cas et contrairement à ce que prétendait le chef de l’Etat qu’il y  a eu entre les deux hommes « des moments de tension compte tenu de la charge de travail qui est la leur…ce qui est normal »

 

Que conclure de ce bizarre et indirect échange ? Que les deux hommes sont liés par la raison et, pourrait-on dire, par l’œuvre commune de réforme mais que la manière qu’a le premier de vouloir décider de toute chose continue d’exaspérer le second.

 

Que penser de la solidité et de la longévité de ce couple exécutif ? Que ce tandem devrait normalement tenir jusqu’à la fin de la présidence française de l’Union européenne mais que la séparation est déjà quasi programmée pour le début de l’année 2009.

 

C’est du moins l’hypothèse la plus vraisemblable.

 

Il en est une autre, peu probable il est vrai,  mais parfois évoquée par certains dans l’entourage du chef de l’Etat et qui souhaitent que ce dernier soit sur ses gardes : que François Fillon n’attende pas que Nicolas Sarkozy décide dans huit mois de son remplacement mais choisisse de lui-même de rendre son tablier si les circonstances peuvent justifier un tel geste comme le fit jadis… un certain Jacques Chirac au profit de sa propre ambition présidentielle.

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Claude 02/05/2008 15:34

Annick,

Je n'aurai pas parlé des USA si je n'avais pas été interpelé par Béa sur un sujet dont je ne parle généralement pas. Je ne parle jamais de quelque chose que je sais ne pas connaître.

Comme je ne suis jamais allé aux USA je vous parle des américains qui sont venus me voir. C'était pas des artistes (ceux là viennent voir ma cousine) mais des hommes d'affaires de l'informatique avec lesquels il a été facile et efficace de contracter. Tout le reste je ne le connais que par ouïe dire... Alors je n'en parle pas.

C'est un artifice malsain de feindre de croire que le monde qui gravite autour de l'industrie (au sens large), de l'agriculture et du commerce sans en vivre directement n'en soit pas tributaire. Combien y aurait-il de fonctionnaires sans l'industrie, l'agriculture et le commerce ? Combien y aurait-il de médecins ? Comment vivraient les artistes, les journalistes et les ecclésiastiques ? Où en serait l'humanité s'il n'y avait pas eu les tailleurs de silex ?

Que savez-vous de Taylor et de la "taylorisation" ? Quel est le rapport entre la taylorisation et notre sujet  de discussion ? Taylor a introduit une méthodologie intéressante mais l'organisation du travail a été bien améliorée et humanisée depuis. Cependant, l'organisation moderne du travail et la démarche de projet doit toujours quelque chose à Taylor comme à tous ceux qui se sont collés au problème de la production de richesses à travers les âges.

L'opinion publique moins hypocrite ne s'y trompe pas. Elle nous parle de pouvoir d'achat et de temps de travail et ça c'est bien de l'économie, pas de la poésie.

Mais si vous parliez de poésie, New York n'est elle pas la capitale mondiale de l'art à la place de Paris ?  Paris a oublié trop longtemps que pour être capitale de l'art il faut aussi être l'une des capitales des affaires ? Il n'y a pas d'art véritable dans un monde qui n'est pas prospère.

Salutations,Claude

annick 02/05/2008 03:57

Le problème avec vous Claude, c'est que vous ne parlez que d'un seul et unique milieu: celui des affaires, des contrats, des grosses boîtes. C'est un peu restrictif...5% de la population?Il y a tout un monde à coté, savez-vous?

C'est très sarkoziste, ça, de tronquer la vérité....Vous polémiquez puisque vous dîtes préférer l'Asie, l'Afrique, le Moyen Orient pour les relations humaines.La taylorisation est à l'origine de cette moyenne productivité... hors du MIT, des masters et Harvard, off course!

Jeff de Burlats 01/05/2008 23:08

Je dirai la simple chose suivante : "si différents mais si complémentaires au fond" . Et dans la durée ce partenariat évoluera par la transmission du relai présidentiel de l'extra à l'intro-verti. Avec, je le crois maintenant, un quinquénat d'avance sur ce que j'avais imaginé (par écrit) voilà plus d'un an. Peu importe les égos pourvu qu'on ait la continuité. La durée, c'est le sel de la politique.

Claude 30/04/2008 22:04

Béa,

Trouvez moi un seul commentaire où je parle des USA plus que ce que je viens de faire dans mon post N° 12 et je vous paye une bonne bouffe.

Par contre j'ai plusieurs bons amis qui ont créé des boîtes là bas plus facilement qu'en France et on ne les met pas à la retraite à 65 ans.

Bea 30/04/2008 12:08

hehe, sacré Claude! Vous donnez des lecons a tout le monde, sur les USA, et n'y etes jamais allé! Sacré Claude! Cest avec  wikipedia et gogole que vous vous auto former pour donner ensuite des lecons? :) On commence a vous cerner un peu mieux....