Présentation

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LCI Pierre-Luc Séguillon

Pierre-Luc Séguillon

P. rolonger les débats  abordés dans l'édito quotidien

 L. ivrer les à côtés de  l'interview politique matinale

 S. usciter vos commentaires et y répondre

 

Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 22:48
            Je vous remercie de  vos très nombreux messages. Ils m'ont convaincu de poursuivre une analyse régulière de la vie politique avec  les fructueux echanges qu'elle est susceptible d'antraîner. A compter du 5 janvier prochain, je reprendrai donc un  blog régulier sur le site  intitulé "Boulevard extérieur" que nous avons créé à titre expérimental avec quelques amis journalistes. Ce site est essentiellement consacré à la vie politique internationale. Mais j'y tiendrai désormais régulièrement une chronique de politique intérieure. Je le rappellerai personnellement au début du mois de janvier à tous ceux qui ont bien voulu m'adresser leurs commentaires.

            A bientôt

            Pierre luc Séguillon
Par Pierre-Luc Seguillon
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 18:48

                       

           

      
     Le 21 avril 2006, je rédigeais sur le site de LCI, qui venait d’ouvrir un espace pour les blogs, un premier article. Si je ne me trompe, celui-ci devrait être le 692 ème. Que d’échanges avec vous qui, depuis deux ans et demi, avez visité ce blog. Que de commentaires de votre part, parfois brefs, parfois fort longs. Je ne peux que vous remercier de l’attention critique que vous avez bien voulu porter à ces réflexions plus ou moins quotidiennes.

 

      Le 24 juin 1994, je faisais mon premier édito sur LCI dont l’antenne venait de s’ouvrir. Depuis presque quinze ans, que d’interventions, de débats et  d’interviews… je ne compte plus mais je sais gré à ceux qui regardent  LCI de l’intérêt qu’ils ont pu éventuellement porter à ces prestations.

 

En septembre 1996, je participais pour la première fois au Grand Jury RTL auquel LCI venait de s’associer. Depuis douze ans, j’ai vu se succéder dans cette émission un certains nombre de journalistes, Richard Arzt, Olivier Mazerolle, Patrick Cohen, Ruth Elkrief et  Jean-Michel Apathie pour RTL,  Patrick Jarreau  puis Gérard Courtois pour le « Monde », Nicolas Beytout puis Etienne Mougeotte pour le « Figaro ».  En dépit de tant de dimanches sacrifiés, j’ai pris grand intérêt à ce rendez-vous dominical. J’espère qu’il en a été de même pour ceux qui le suivaient et dont certains n’hésitaient pas, le lendemain, à formuler sur ce blog leurs remarques ou leurs critiques. Qu’ils sachent qu’elles étaient lues attentivement même si je n’y répondais pas directement.

 

La direction de LCI m’a récemment informé de sa décision de ne pas renouveler mon contrat après le  31 décembre prochain A cette date à laquelle cessera  ma collaboration. Je ferme donc ce jour ce blog et je quitterai définitivement l’antenne de LCI d’ici à la fin du mois. Je souhaite   vous retrouver peut-être un jour sous d’autres cieux ou sur d’autres ondes.

 

A tous, mes meilleurs voeux pour les fêtes de fin d’année

 

Bien cordialement

 

P.L.S.

Par Pierre-Luc Seguillon
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 18:46

                                     

 

Au moment où les organisations syndicales appellent les salariés à une mobilisation massive au début de l’année 2009 et où le climat social semble se dégrader chaque jour un peu plus avec la multiplication des plans de licenciements, il sera intéressant de sonder le patron de la première centrale syndicale sur ses intentions. Bernard Thibault sera évidemment interrogé également sur son analyse de la crise et sur les réponses qu’y apportent le gouvernement français et les gouvernements européens. Nous ne manquerons pas non plus de questionner le secrétaire général de la CGT sur son appréciations des différentes réformes conduites par le chef de l’Etat, de l’ouverture des commerce  le dimanche  dans les grands centres urbains à la réforme de l’audiovisuel en passant par l’ouverture du capital de la poste. Comment enfin ne pas demander à Bernard Thibault ce qu’il pense d’un parti communiste qui tient son coin grès en cette fin de semaine et dont la CGT se faisait jadis la «  courroie de transmission » ?
Par Pierre-Luc Seguillon
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 22:34

            

Bruno Julliard, l’ancien président de L’UNEF, auteur d’un livre intitulé « Génération CPE » , actuellement  membre du Conseil de Paris et adjoint au maire, a affirmé hier, lors d’un entretien accordé à la radio « Le Mouv » qu’en 2006 il avait reçu le soutien de Nicolas Sarkozy lors du Mouvement CPE. Cela, explique-t-il  parce que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, « voulait la tête de Villepin » alors Premier ministre.

Xavier Darcos récuse une telle assertion et estime que Bruno Julliard cherche seulement à mettre le président de la République en difficulté.

Que cet ancien leader de l’UNEF, proche de Bertrand Delanoë, cherche en livrant cette information à déstabiliser le ministre de l’Education nationale et le chef de l’Etat  à l’heure ou des mouvements lycéens et étudiants se développent dans le pays est vraisemblable.

Mais l’information elle-même est des plus plausibles. Un certain nombre de journalistes se souviennent en effet comment, à l’époque, Nicolas Sarkozy n’hésitait pas à les appeler personnellement au téléphone pour leur dire tout le mal qu’il pensait du CPE, qualifié de termes peu amènes, et de l’entêtement de Dominique de Villepin à l’imposer. De là à penser qu’il a explicitement apporté son soutien à l’un des leaders de la contestation, il n’y a qu’un pas  aisé à franchir.

La chute politique de Dominique de Villepin qui a laissé libre la voie à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle doit en tous les cas beaucoup plus au fiasco du CPE qu’à l’affaire Clearstream.

Par Pierre-Luc Seguillon
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 18:38

                 

 

Le pire n’est jamais certain. Mais l’agitation qui se développe dans les établissements scolaires  contre les suppressions de postes et contre la réforme des lycées, la lassitude des maîtres qui ont le plus grand mal à comprendre la future répartition des enseignements en classe de seconde, la grogne endémique des chercheurs qui estiment avoir été trompés par le gouvernement, les tentation de mimétisme avec les manifestations qui se sont développées dans les grandes villes grecques et qui ont fait tache d’huile dans plusieurs capitales européennes préoccupent à juste titre l’Exécutif. Le risque est évidemment une coagulation de tous ces mécontentements sur fond de crise. Le gouvernement se rassure en estimant que les risques d’explosion se produisent  généralement plutôt à la sortie de la crise que durant celle-ci - ce qui repousserait une possible poussée de fièvre à l’année 2010. Ce type d’explosion sociale si explosion il devait  y avoir  ne répond cependant pas à des règles strictes. L’expérience l’a montré par le passé. Une flammèche, une étincelle peuvent mettre le feu à  un terrain sensible. Il se peut que ces mouvements ne soient qu’anecdotiques et  s’évanouissent sitôt venues les fêtes. Mais il se peut aussi qu’ils ne soient que la répétition d’un scénario qui prendrait toute son ampleur en début d’année prochaine.

 

Par Pierre-Luc Seguillon
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 18:34

            
Le dernier conseil européen sous présidence française qui s’est ouvert aujourd’hui à Bruxelles a deux objets : trouver un compromis sur le paquet énergétique et ratifier le plan de relance économique européen ou, plus exactement l’action coordonnée des pays de l’Union pour prévenir la récession.  

Les Allemands – on l’a déjà dit ici - n’entendent pas pour l’heure mettre davantage au pot que les 31 milliards  d’euros déjà programmés sur deux ans.

De nombreux économistes, rejoints d’ailleurs par un certain nombre de responsables politiques français,  estiment que ce plan européen de relance n’est pas à la mesure de la gravité de la crise. Ils se disent persuadés qu’il faudra un nouveau plan de relance de l’U.E. au premier trimestre 2009 et que l’Allemagne devra alors sortir de son immobilisme. Convaincus qu’une véritable relance ne sera efficace que coordonnée au niveau mondial, ils comptent sur la nouvelle Administration américaine pour faire pression sur Berlin et obtenir de l’Allemagne qu’elle participe largement à cet effort commun.

 

 

Par Pierre-Luc Seguillon
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 09:01

 

               
         
Dans le quotidien « le Parisien », Bernard Kouchner, soudain saisi par un grand souci de réalisme,  reconnaît qu’il a eu tort de demander à Nicolas Sarkozy de créer  en 2007 un secrétariat aux droits de l’Homme. C’était une erreur, confesse-t-il,  « car il y a contradiction permanente entre les droits de l’homme et la politique étrangère d’un Etat, même en France. Cette contradiction peut être féconde, mais fallait-il lui donner un caractère gouvernemental en créant un secrétariat d’Etat ? Je ne le crois plus. »

            Autant dire que ce secrétariat ne sert à rien et que son titulaire Rama Yade joue vainement les utilités  en dépit de ses efforts méritoires. Démonstration en a été faite dimanche dernier au Grand Jury. La jeune femme y avait été conviée à l’occasion du soixantième anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme. Elle est venue à l’émission flanquée d’une belle brochette de ministres. Or, qu’a-t-on retenu de son long et laborieux plaidoyer en faveur des droits de l’Homme ? Rien ! De cette émission, la presse n’aura rapporté que le refus de  Rama Yade de prendre la tête de la liste UMP aux prochaines élections européennes comme le lui demandait instamment Nicolas Sarkozy. Des suites de cette prestation consacrée à la défense des Droits de l’Homme,  on ne retiendra finalement que le mécontentement de l’Elysée à l’encontre de la jeune secrétaire d’Etat accusée d’avoir pris la grosse tête et qui pourrait bien ne pas retrouver de portefeuille lors du prochain remaniement ministériel !

            A moins que la morale de cette histoire ne soit en définitive qu’il n’est pas bon pour la femme, fut-elle ministre,  de ne point se rendre aux desiderata de l’homme, surtout quand il est  président… Autrement dit que les droits de la femme ne sont décidemment pas encore les droits de l’homme !

         

Par Pierre-Luc Seguillon
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 16:05

                                                
   C’est l’axiome de la construction européenne. L’Union européenne ne peut avancer que mue par le moteur franco-allemand. Si celui-ci tousse, c’est l’Europe qui se grippe. L’expérience n’a cessé de le démontrer. Ce qui était vrai hier l’est plus encore aujourd’hui. La mauvaise entente entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel mine le plan de relance que l’Union des 27 est supposée adopter au prochain Conseil européen pour tenter de pallier une récession qui menace le vieux continent.

    Bruxelles a concocté un plan de  200 milliards représentant 1,5 % du produit intérieur brut (PIB) des vingt-sept Etats membres (170 à la charge des membres et  30 milliards fournis par l'Union européenne (UE) se composant de 14,4 milliards pris sur le budget de l'UE et de 15,6 milliards apportés par la banque européenne d'investissement (BEI). Non seulement ce plan est jugé trop faible au regard de la gravité de la crise mais il apparaît que les mesures proposées par les Etats ne sont ni coordonnées ni à la hauteur des demandes formulées par la Commission.

    Berlin estime avoir déjà dépassé les attentes de l’Exécutif européen en adoptant des mesures pesant au total 32 milliards d’euros soit 1,3% du PIB allemand pour soutenir la conjoncture. L’Allemagne n’entend pas aller au-delà avant d’avoir pu vérifier au début de l’année prochaine la pertinence de ces mesures.

    La France a mis sur la table 22 milliards d’euros pour les PME débloqué par les banques et par Oséo ( la banque des PME) et a présenté un plan de relance de 26 milliards d’euros consacré essentiellement au logement choisissant de soutenir l’offre plutôt que la demande.

    A l’inverse, la Grande Bretagne privilégie le soutien à la consommation et a décidé de baisser la TVA de deux points. Ce dont ne veut pas entendre parler Berlin et à quoi Paris n’est guère favorable. Londres fait grief à Berlin d’être le bénéficiaire passif des milliards dépensés par ses voisins pour une relance qui profite en dernier ressort aux entreprises exportatrices d’Outre Rhin !

     Nicolas Sarkozy a néanmoins choisi, à une semaine du sommet européen, de se rendre à Londres afin d’afficher, en compagnie de Jose Manuel Baroso, sa proximité avec Gordon Brown et son soutien à la politique britannique.  Il s’est en revanche contenté d’un coup de fil à Angela Merkel. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Walter Steinmeier, a regretté l’absence de la chancelière allemande à cette rencontre jugeant qu’il «  n’était pas bien »   qu’elle n’ait pas été invitée à Londres.

     Que l’Allemagne défende ses propres intérêts n’est pas douteux. Mais elle le fait à bon droit, elle qui  s’est soumise à la discipline européenne en apurant depuis plusieurs années ses déficits budgétaires tandis que Paris jouait les cigales. Croire qu’un axe Paris Londres peut se substituer à l’axe franco allemand est une erreur.  L’expérience l’a montré dans le passé. Les faits  sont têtus. En l’occurrence, il n’y aura de plan de relance sérieux pour le vieux continent que sur la base d’une entente entre Paris et Berlin. Faute d’un accord de ce type tout le reste est agitation et verbiages.

Par Pierre-Luc Seguillon
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 16:28

           


            Comme toujours, à l’approche d’un possible remaniement ministériel, les supputations vont bon train. Quand aura lieu ce remaniement et de quelle amplitude sera-t-il ? Les deux  questions sont  désormais posées.

            Une fenêtre s’ouvre entre la fin de la présidence française du Conseil des ministres de l’Union européenne, le 31 décembre prochain, et les élections au Parlement de Strasbourg en juin 2009.

            Remaniement ou changement de gouvernement - c’est-à-dire changement de Premier ministre ? On serait tenté de le penser. Nicolas Sarkozy dont la candidature à un second mandat présidentiel ne fait plus guère de doute, entrera bientôt dans la seconde partie de son quinquennat et doit déjà songer au dispositif dont il aura besoin pour mener campagne. La désignation de Xavier Bertrand à la tête de l’UMP est un premier élément de ce dispositif. Un nouveau Premier ministre en serait un second. Plusieurs noms sont avancés déjà évoqués sur ce blog, ceux de Brice Hortefeux, aujourd’hui en charge du ministère de l’Intégration de l’Identité national et qui pourrait être remplacé par le député Bruno Lemaire,  celui du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos ou encore celui du fidèle Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée.

            Nicolas Sarkozy devra aussi résoudre un certain nombre de cas particuliers, celui de Rachida Dati, victime aujourd’hui d’un procès quelque peu injuste des médias après que ceux-ci l’ont encensée : la Garde des Sceaux n’a fait que mettre en œuvre une politique voulue par Nicolas Sarkozy même si elle l’a fait avec raideur et parfois avec une grande maladresse. Le président doit lui trouver un autre point de chute au gouvernement ou découvrir la perle fine qui incarnera aussi bien la diversité en même temps que la féminité.   Christine Lagarde est fort populaire sur la scène internationale. Elle l’est moins eu sein de l’Hexagone tant elle a multiplié les gaffes et tant elle vend mal la politique  du gouvernement. Elle aussi pourrait changer d’affectation.

            Il faudra encore remplacer le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, décidé à quitter la gouvernement au printemps pour renouer avec une ambition plus européenne.           Commencent donc à circuler quelques noms de personnalités qui pourraient entrer dans le prochain gouvernement : pour la société civile, un René Ricol, l’homme chargé déjà par Nicolas Sarkozy de surveiller les banques et qui remplacerait Hervé Novelli à l’Industrie. Pour l’ouverture et pour déstabiliser un peu plus encore le parti socialiste, un  Claude Allègre déjà chargé par le président de préparer les assises de la recherche et du développement, un Julien Dray que Nicolas Sarkozy ne désespère pas de débaucher, un Michel Rocard qui peut-être ne serait pas mécontent de remplacer Jean-Pierre Jouyet sur les questions européennes. Enfin pour le remercier d’avoir aidé à l’adoption de la réforme constitutionnelle au sénat et pour ennuyer François Bayrou, un Michel Mercier président du conseil général du Rhône.

Par Pierre-Luc Seguillon
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 09:04

              

             


                                                            
«  ll serait bon que Nicolas Sarkozy redevînt le patron de l’UMP », avait dit en substance Patrick Devedjian. Eh bien ! Ce sera presque chose faite avec  l’arrivée de Xavier Bertrand à la tête du parti majoritaire. 

Patrick Devedjian était un proche du président. Lié à lui depuis plusieurs décennies. Il faisait parti du clan. Mais les deux hommes ne se ressemblent pas.

Xavier Bertrand, lui,  ne fait pas partie de la famille sarkozienne. Il n’a pas de passé partagé avec le chef de l’Etat. Entre les deux hommes n’existe aucune relation affective. Mais ces deux là ont beaucoup en commun. L’un et l’autre se targuent de ne pas appartenir à la caste de l’énarchie. Tous deux sont hommes de terrain. La proximité, le débat, la confrontation avec la base, ils connaissent. Ils aiment cela. Xavier Bertrand, depuis qu’il est secrétaire général adjoint de l’UMP, n’a eu de cesse de courir les campagnes à l’instar d’un président de la République qui, chaque semaine, effectue un voyage en province. Le ministre, comme le président, est un as de la communication, friand de médias, habile à se faire valoir et à mettre en scène son action. Il partage avec son modèle la philosophie du résultat et de l’efficacité. Le chef de l’Etat sait que le bientôt secrétaire général de l’UMP est tout comme lui habité par un formidable appétit de pouvoir. Il en joue tout en y prenant garde.  

Le nouveau patron de l’UMP, à la différence de son prédécesseur sera donc en quelque sorte le double du président, prompt à mettre en œuvre voire à anticiper les desiderata de l’Elysée.

Le choix est astucieux. Xavier Bertrand est apprécié des militants. Ceux-ci se reconnaissent en lui. Ce personnage tout en rondeurs et qui a le tutoiement facile est aussi populaire dans les rangs de l’UMP qu’il est détesté au sein du gouvernement où il a l’image d’un faux cul et la réputation d’être le mauvais camarade de la classe, toujours prêt à planter un couteau dans le dos de ses pairs pour se hausser du col.  Celle peu crédible il est vrai, de son accession à Matignon le moment venu. L’ami de toujours, le fidèle parmi les fidèles, Brice Hortefeux demeure le mieux placé pour remplacer éventuellement François Fillon à moins que Nicolas Sarkozy ne choisisse pour ce poste, quand viendra l’heure, un Claude Guéant ou un Xavier Darcos.

Par Pierre-Luc Seguillon
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